Début des consultations sur le projet Trans Mountain sur fond de contestation

BURNABY, C.-B. – Les consultations de l’Office national de l’énergie (ONÉ) sur le projet d’agrandissement de l’oléoduc Trans Mountain ont commencé mardi, dans la région de Vancouver, malgré les demandes de politiciens locaux et d’opposants de suspendre cet examen controversé.

Les Premières Nations, des groupes environnementaux et des municipalités doivent présenter leurs points de vue sur le projet litigieux de 5,4 milliards $ US de la société Kinder Morgan, qui vise à tripler la capacité actuelle de l’oléoduc qui relie l’Alberta et la Colombie-Britannique.

Les audiences ont débuté mardi matin et se poursuivront pendant les 10 prochains jours à Burnaby, avant de se terminer à Calgary, le mois prochain.

L’avocat de la Ville de Surrey Anthony Capuccinello a commencé son argumentation en réitérant l’opposition ferme de la ville au projet d’agrandissement du réseau de Trans Mountain. La ville, située à environ 45 kilomètres à l’est de Vancouver, demande à l’office d’exiger que Kinder Morgan retire la portion de l’oléoduc actuel qui traverse Surrey comme condition à toute approbation.

Me Capuccinello a reproché aux conseillers de l’ONÉ de s’être «endormis au volant», affirmant que leur manque d’expertise était clair, à en juger par les conditions préliminaires qu’ils ont soumises pour commentaires. Il a aussi exprimé son inquiétude quant à la capacité des municipalités de couvrir les dépenses et d’être remboursés pour les coûts supplémentaires encourus par l’agrandissement.

Le projet est contesté pour plusieurs raisons, notamment parce que l’ONÉ a accéléré le processus de révision pour respecter les échéanciers fixés par le gouvernement conservateur. Les intervenants n’ont pas eu l’occasion de contre-interroger les représentants de Kinder Morgan. On leur a plutôt offert d’envoyer des questions écrites, et l’entreprise n’y a que partiellement répondu.

À l’extérieur de la salle où se tiennent les audiences, des manifestants prévoyaient se rassembler pour exhorter le premier ministre, Justin Trudeau, à interrompre ce processus et à y apporter les changements promis en campagne électorale.