Décès de Jean-Paul L’Allier: plusieurs hommes politiques soulignent son travail

MONTRÉAL – Plusieurs hommes politiques ont tenu à rendre hommage à l’ancien maire de Québec et ancien ministre Jean-Paul L’Allier, qui est décédé dans la nuit de lundi à mardi.

L’ancien premier ministre du Québec Jean Charest a raconté l’avoir mieux connu en 2003, lorsqu’il a été élu et que M. L’Allier, alors maire de Québec, était partisan des fusions municipales. Le gouvernement Charest avait promis de permettre les défusions aux municipalités qui le souhaitaient.

«On s’est côtoyé et peut-être même un peu affronté» à ce moment-là, s’est rappelé M. Charest, en entrevue mardi.

Néanmoins, l’ancien premier ministre retient de M. L’Allier un homme qui a «connu un parcours hors de l’ordinaire», qui a connu quatre mandats comme maire de Québec, qui «a très bien servi cette ville» et qui y a accompli «un travail formidable».

Un autre ancien premier ministre, Bernard Landry, retient de M. L’Allier «la revitalisation du quartier Saint-Roch» à Québec, un quartier jadis «symbole de pauvreté et d’erreur esthétique» qui, grâce aux efforts et à la vision du maire L’Allier, est devenu une marque de «richesse, de modernité et de haute technologie».

L’actuel maire de Québec, Régis Labeaume, a souligné l’importance des fusions municipales pour le développement de Québec et la contribution de M. L’Allier à cet égard.

«Il a donné par les fusions à cette ville-là son poids politique et sa force financière. Et ça c’est incroyable. On ne pouvait pas faire ce qu’on fait depuis huit ans sans que ces villes-là aient été fusionnées», a dit le maire Labeaume lors d’une conférence de presse.

Le maire Labeaume a d’ailleurs indiqué qu’il s’est entretenu avec la famille de M. L’Allier et que ce dernier aura droit à des funérailles civiques.

L’ancien ministre Claude Castonguay, qui a servi comme ministre libéral en même temps que Jean-Paul L’Allier, a dit pour sa part qu’il perd un ami.

«Jean-Paul était un humaniste comme on n’en a pas vu tellement», un homme d’une «grande honnêteté intellectuelle, de grande culture et de conviction», a souligné M. Castonguay.

Son travail pour la ville de Québec reste «une oeuvre durable» qui démontre à quel point il a été «un homme d’envergure», a-t-il ajouté.

À Montréal, le maire Denis Coderre l’a dépeint comme «un pionnier de l’autonomie municipale» et «l’un des plus grands maires que la ville de Québec ait connus».

«Les gens de Québec lui doivent beaucoup: au cours de ses mandats, M. L’Allier a travaillé inlassablement à rendre leur ville plus belle et plus attrayante en accordant une place importante à la culture et à l’environnement», a relevé le maire Coderre.

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