Décès de l’ex-ministre progressiste-conservateur fédéral Robert Coates à 87 ans

HALIFAX – L’ancien ministre fédéral de la Défense Robert Coates, qui est mort cette semaine à l’âge de 87 ans, a été loué mercredi par Brian Mulroney qui l’a décrit comme un politicien futé dont on devrait se souvenir pour bien plus que sa démission après avoir visité un bar de danseuses nues d’Allemagne de l’Ouest en 1985.

«J’ai été très attristé par cela (sa démission) à l’époque», a déclaré l’ancien premier ministre.

«Il n’avait rien fait de mal. En politique nous vivons aussi dans un monde de perceptions et puisqu’il était ministre de la Défense, ces circonstances ont fait en sorte qu’il a réfléchi à cela, est venu me voir et a remis sa démission.»

La nouvelle de son décès a été confirmée par un membre de sa famille, à Halifax, qui n’a fourni aucun détail. Le Halifax Chronicle Herald a rapporté qu’il avait été malade pour une courte période et est décédé lundi soir.

M. Coates, un progressiste-conservateur, a servi pendant près de 30 ans comme député à la Chambre des communes dans une circonscription de la Nouvelle-Écosse. Il avait été élu pour une première fois en 1957.

Il n’a été ministre de la Défense que pendant 6 mois dans le gouvernement du premier ministre Brian Mulroney, jusqu’à ce que le scandale mène à sa démission comme ministre et comme député.

Le gouvernement Mulroney lui a ensuite confié un poste dans un tribunal administratif, où il a servi pendant une décennie avant de retourner dans sa province natale. Il ne s’est pas représenté lors de l’élection de 1988.

Dans le cadre d’une entrevue téléphonique, M. Mulroney a déclaré que le service public de M. Coates pendant trois décennies comme député de la Nouvelle-Écosse et aussi dans les rangs du Parti progressiste-conservateur devrait peser plus lourd que son départ du cabinet.

M. Mulroney a fait valoir que M. Coates avait participé à réaliser de nombreux dossiers, dont la création de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, la création du pont de la Confédération entre le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard et l’entente sur les droits minéraux au large des côtes négociée avec l’ancien premier ministre de la Nouvelle-Écosse John Buchanan.

M. Mulroney dit qu’il n’a jamais reparlé avec M. Coates de sa démission.

Il se souvient de l’avoir raccompagné à sa voiture ce jour-là.

«Il acceptait que certaines choses arrivent en politique… Il était ministre de la Défense et cela s’est passé au plus fort de la Guerre froide et tout était minutieusement surveillé», a-t-il relaté.

Dans la période qui a mené à l’élection de 1988, dont le point central a été l’accord de libre-échange avec les États-Unis, M. Coates a continué à être dans le cercle étroit de conseillers de Brian Mulroney.

Ce dernier a dit avoir formé un petit comité de gens pour le conseiller sur la stratégie politique et a inclut M. Coates avec les anciens premiers ministres provinciaux Peter Lougheed, Bill Davis et Frank Moore, tout comme le stratège Derek Burney, pour des réunions mensuelles.

«Cela vous donne une idée de l’estime que j’avais pour ses habiletés politiques et son jugement», a-t-il fait valoir.

M. Mulroney a dit que les conseils politiques de ce comité avait aidé le Parti conservateur à se hisser d’une troisième place dans les sondages au début de 1988 à une victoire majoritaire lors de l’élection du 21 novembre cette année-là.

«Il était un professionnel», a-t-il dit de son ami.

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