Déficience cognitive: les tests de dépistage sont superflus dans certains cas

TORONTO – De nouvelles directives distribuées aux médecins canadiens indiquent que le dépistage systématique de la déficience cognitive chez les patients âgés de 65 ans et plus est superflu s’ils ne présentent pas de symptômes comme des pertes de mémoire.

Selon le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs, un examen des études internationales sur le sujet indique qu’il n’y a aucune preuve que ce dépistage est bénéfique et même qu’il peut s’avérer nuisible pour le patient.

Le docteur Kevin Pottie, président du groupe de travail qui a mis à jour les directives datant de 2001, a affirmé que le quart des patients qui subissaient ces tests étaient mal diagnostiqués.

De plus, le dépistage peut susciter de l’anxiété chez le patient, qui peut parfois être tenté de changer son mode de vie et même laisser son emploi parce qu’il craint de développer une démence.

Bien que certaines personnes atteintes d’une faible déficience cognitive puissent en arriver à une démence, l’état de certains autres peut se stabiliser et même s’améliorer, dans certains cas.

Le docteur Pottie affirme qu’il n’est pas prouvé que les médicaments pour la démence, les vitamines ou les suppléments améliorent la mémoire ou d’autres déficits cognitifs, mais les exercices physique et cognitif peuvent permettre de faire certains progrès mineurs.

«Bien que le groupe de travail ne recommande pas le dépistage de la déficience cognitive chez les adultes asymptomatiques âgés de 65 ans et plus, les médecins devraient rester attentifs si les patients ou les membres de leur famille expriment leurs inquiétudes sur de possibles pertes de mémoire», a déclaré le docteur.

«Cette recommandation s’applique aux personnes âgées de 65 ans, et plus, vivant dans des lieux de vie résidentiels collectifs et qui ne présentent pas de symptômes évidents de légère déficience cognitive ou de démence. Cette recommandation ne s’applique pas aux hommes et aux femmes qui se sont eux-mêmes inquiétés de leur propre performance cognitive», est-il écrit dans les nouvelles directives.

Laisser un commentaire