Demande de recours collectif contre Loblaw après l’effondrement du Rana Plaza

TORONTO – Un cabinet d’avocats de Toronto a déposé une requête pour intenter un recours collectif au Canada contre le géant Loblaw et sa filiale dans le secteur du vêtement, Joe Fresh, relativement à l’effondrement en 2013 du bâtiment industriel Rana Plaza, au Bangladesh, une tragédie qui avait fait 1127 morts.

Le cabinet Rochon Genova demande au tribunal la permission d’intenter au Canada un recours collectif contre Loblaw, au nom des blessés et des héritiers des personnes décédées dans la tragédie.

Dans leur requête, déposée en Cour supérieure de l’Ontario, les avocats soutiennent que de nombreux vêtements de la collection Joe Fresh étaient fabriqués dans une usine de l’édifice Rana Plaza exploitée par un sous-traitant bangladais de Loblaw (TSX:L).

Selon la poursuite, Loblaw était au courant du «piètre bilan» des usines du Bangladesh en matière de sécurité du travail et de normes de construction. L’entreprise canadienne, soutient-on, connaissait aussi les «risques importants et spécifiques» encourus par les travailleurs qui fabriquaient les vêtements Joe Fresh, à l’emploi de ses sous-traitants au Bangladesh.

Un porte-parole de Loblaw a affirmé que la poursuite était «sans fondement» et que l’entreprise la contesterait «vigoureusement».

Le Rana Plaza, situé à la périphérie de la capitale bangladaise, Dacca, abritait cinq fabriques de vêtements lorsque l’édifice s’est écroulé le 24 avril 2013, alors que les travailleurs étaient sur place. La tragédie, qui a fait 1127 morts et 2500 blessés, est considérée comme le plus grave accident de travail de toute l’histoire du Bangladesh.