Des suites à la Commission Charbonneau: le 144 demande une vérification externe

MONTRÉAL – La section locale 144 des tuyauteurs, montrée du doigt devant la Commission Charbonneau à cause de son gérant d’affaires Gérard Cyr, affirme qu’elle a confié à une firme externe certaines vérifications à l’égard de sa gestion passée.

Dans un communiqué diffusé lundi matin, le nouveau gérant d’affaires de la section locale, affiliée au Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International), Sylvain Morissette, souligne que ce mandat donné à des «experts indépendants» vise à s’assurer d’une plus grande transparence dans la gestion du syndicat.

Il parle de «la mise en place récente de nouveaux mécanismes de gestion et de nouvelles façons de travailler» à son syndicat.

La semaine dernière, l’ancien gérant d’affaires de la section locale des tuyauteurs, Gérard Cyr, a été critiqué à cause de ses techniques de placement syndical. Un dirigeant de Ganotec, Serge Larouche, a indiqué que l’entreprise lui avait versé 1,2 million $ de 1998 à 2006, soit une quote-part des contrats qu’a eus Ganotec avec deux pétrolières. De plus, Ganotec lui avait versé de l’argent pour s’assurer d’obtenir une main-d’oeuvre compétente, après avoir constaté que l’entreprise avait eu des problèmes avec les ouvriers dépêchés par la section locale 144 lors d’un chantier précédent, à Lebel-sur-Quévillon.

M. Morissette, le nouveau gérant d’affaires depuis septembre 2013, martèle qu’il s’agit de problèmes du passé. Néanmoins, la section locale a tenu à ce qu’une firme de vérification externe scrute les livres du syndicat.

Le nouveau gérant d’affaires rappelle que les témoins ont affirmé devant la commission qu’aucun autre représentant ou dirigeant syndical de la section locale 144 ou du Conseil provincial n’avait été impliqué quant à ces allégations.

M. Morissette n’a pas voulu accorder d’entrevue.

Fait à noter, un représentant d’une autre section locale affiliée au Conseil provincial, Jules Matou Bernier, agent d’affaires de la section locale des monteurs d’acier, a toutefois été critiqué, notamment pour ses techniques de placement syndical d’ouvriers, lors du témoignage de l’enquêteur de la commission, Michel Comeau.