Deux enfants suivent des traitements après avoir été exposés à la rage au N.-B.

TORONTO – Deux enfants du sud du Nouveau-Brunswick reçoivent un traitement préventif contre la rage après que les chiens de la famille eurent été en contact avec un raton laveur porteur du virus, a indiqué le médecin en chef de la province vendredi.

Les enfants auraient partagé des bâtonnets glacés avec leurs chiens qui venaient de passer un certain temps à poursuivre un raton laveur dans la cour de la résidence familiale à St-Stephen, près de la frontière avec le Maine.

La docteure Eilish Cleary n’a pas voulu confirmer vendredi que les enfants avaient partagé leurs friandises avec leurs chiens, en précisant qu’elle ne disposait pas de ces informations. Elle a toutefois indiqué que les médecins avaient estimé qu’il y avait un certain risque — quoique minime — que les enfants aient été exposés à ce virus mortel, et que la décision avait été prise de les vacciner.

Le risque était mineur, mais puisque les autorités savent que le raton laveur était infecté par la rage, elles ont déterminé qu’il fallait vacciner les enfants, a expliqué Mme Cleary, jointe par téléphone à Fredericton.

En arrivant à la maison le 29 mai, la famille, qui n’a pas été identifiée publiquement, a constaté que ses chiens couraient en rond dans la cour, avant de réaliser qu’ils poursuivaient un raton au comportement étrange.

Selon un récit des événements publié par le site healthywildlife.ca, l’animal infecté a été abattu et enterré. Le raton aurait ensuite été exhumé pour que des vétérinaires puissent extraire son cerveau et l’analyser.

Le laboratoire vétérinaire provincial du Nouveau-Brunswick a par la suite envoyé le cerveau à un laboratoire spécialisé de l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Des tests ont confirmé le 2 juin que l’animal était porteur de la rage.

La rage, qui est presque toujours mortelle pour les humains, se transmet par la salive infectée. Les deux chiens avaient déjà été vaccinés contre la rage, mais l’un d’eux avait dépassé la date limite pour son vaccin de rappel. Après l’incident, les chiens ont reçu des doses de rappel et ont été placés en quarantaine.

Selon la docteure Cleary, les enfants ont commencé un traitement post-exposition qui implique une série de vaccins sur plusieurs semaines. Cette thérapie est considérée comme très efficace quand elle est administrée rapidement après l’exposition au virus.

«Le traitement a été efficace dans le passé. Tellement, en fait, que nous ne voyons que très rarement des cas humains de rage. C’est presque inexistant», a précisé Mme Cleary.