Deux jeunes Montréalais soupçonnés d’avoir planifié un acte terroriste arrêtés

MONTRÉAL – Deux jeunes Montréalais soupçonnés d’avoir planifié une attaque terroriste ont comparu à Montréal, mercredi, et resteront détenus par mesure préventive au moins jusqu’à lundi.

La procureure du gouvernement fédéral Lyne Décarie n’a pas voulu commenter davantage sur les preuves déposées contre les suspects, El Mahdi Jamali et Sabrine Djaermane, tous deux âgés de 18 ans, qui ont été arrêtés mardi.

Me Décarie réclamera la signature d’un engagement à ne pas troubler l’ordre public, qui imposerait des conditions sévères aux jeunes adultes. Aucune accusation ne pèse contre eux pour l’instant, mais une enquête est cours.

«C’est un outil préventif du Code criminel utilisé par les policiers, qui ont des motifs raisonnables de craindre qu’une personne va commettre des infractions terroristes», a-t-elle expliqué.

L’avocat de M. Jamali Marc Giroux a affirmé à sa sortie du Palais du Justice qu’il n’avait jamais été confronté à un tel cas. Selon lui, dans les derniers mois, les forces policières sont plus sensibles à cette réalité.

«Avec ce qui s’est passé au Parlement canadien, ce qui s’est passé à Saint-Jean sur Richelieu, les policiers sont sensibles à cette réalité et c’est normal. Je ne dis pas que c’est une procédure justifiée, mais cela dit, le comportement de la police est représentatif de la société dans laquelle on vit», a-t-il confié aux journalistes.

Me Giroux a indiqué que son client était plutôt mécontent d’être détenu et de se voir imposer des conditions auxquelles il n’est pas habitué. Sa famille, qui était présente en cours, avait l’air surprise des événements, selon lui, et ils sont bien évidemment insatisfaits de ce qui arrive à leur proche.

«Ce n’est jamais une bonne expérience de voir que ton enfant est détenu, peu importe la nature de l’accusation», a-t-il ajouté.

L’homme et la femme retourneront en cour lundi pour leur audience de remise en liberté sous caution.

Dans les dernières semaines, deux autres Montréalais ont accepté de se soumettre aux conditions de l’engagement à ne pas troubler l’ordre public.