Disparitions à Brossard d’une mère et de son fils:le mystère demeure entier

LONGUEUIL, Qc – Trois jours après le début de l’enquête, le mystère entourant les disparitions de Jian Ping Liet de son poupon semble difficile à éclaircir.

Un poste de commandement a été érigé près de la demeure du croissant Sabourin où la dame de 42 ans réside avec son garçonnet de six mois et son mari.

À ce jour, tous les habitants du voisinage ont été rencontrés de même que d’anciens collègues de travail de la femme et des gens fréquentant le même lieu de culte qu’elle.

Les proches des deux disparus ont également été questionnés, ce qui n’a pas été une mince affaire car, à l’instar de Jian Ping Li, certains d’entre eux ne s’expriment ni en français ni en anglais mais en mandarin.

L’agent Mark David, relationniste pour le Service de police de l’agglomération de Longueuil,a reconnu que le recours à une interprète «a compliqué» les choses.

Pendant que ces diverses entrevues étaient réalisées, les bandes de surveillance de certains commerces ont été visionnées.

En outre, des vérifications ont été menées dans des hôpitaux, des établissements hôteliers et auprès de responsables de services de transport.

Des recherches ont également été effectuées sur les berges du fleuve Saint-Laurent à l’aide d’un hélicoptère de la Sûreté du Québec ainsi que dans des parcs avec des maîtres-chiens et leurs animaux.

Malgré ces différentes démarches, Jian Ping Li et son fils manquaient toujours à l’appel samedi midi.

Dans les circonstances, Mark David a tenu à adopter un ton rassurant.

En entrevue à La Presse Canadienne, il a déclaré: «Je peux vous garantir que l’enquête continue et qu’il y a beaucoup de ressources qui travaillent sur cette affaire».

Il a ajouté que toutes les hypothèses continuaient d’être étudiées.

Cet agent a, toutefois, reconnu que l’affaire est vraiment énigmatique. «Ça semble être une famille sans histoire, la dame n’a jamais parlé de suicide, n’a pas souffert de dépression, les choses semblaient bien aller, on ne s’est jamais rendu dans la résidence pour des appels de violence conjugale», a-t-il indiqué.

Il a précisé que la femme «a laissé ses cartes de crédit et son argent [derrière elle], que l’auto était encore à la maison tout comme la poussette du bébé […] et qu’il n’y avait pas de traces de violence dans la demeure».

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