É.-U.: deux meurtriers s’évadent d’une prison près de la frontière québécoise

DANNEMORA, États-Unis – Deux prisonniers condamnés pour meurtre ont utilisé des outils électriques pour découper des tuyaux d’acier et s’échapper d’une prison à sécurité maximale située près de la frontière canadienne, a annoncé samedi le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo.

Richard Matt et David Sweat sont des «individus dangereux», selon le gouverneur Cuomo, qui s’est déplacé à l’établissement correctionnel de Clinton, à Dannemora, où les forces policières tentent de retracer les fugitifs. Le centre de détention est situé à une trentaine de kilomètres la frontière du Québec.

Leurs deux cellules contiguës, étaient vides au moment de la ronde d’inspection matinale de samedi, selon Anthony Annuci, le commissaire par intérim des services correctionnels de l’État de New York.

Une véritable chasse à l’homme a été lancée. Plus de 200 agents recherchent les fugitifs et ils sont soutenus par des unités spécialisées et de la surveillance aérienne.

Selon le gouverneur Cuomo, personne n’a jamais réussi à s’évader de la section à sécurité maximale de la prison de Clinton, qui est ouverte depuis 1865.

Richard Matt a écopé d’une sentence de 25 ans de prison pour avoir enlevé un homme et l’avoir battu à mort en 1997. L’homme de 48 ans est un Blanc de 1,83 mètres et 95 kilogrammes aux cheveux noirs et aux yeux noisette. Il a plusieurs tatouages, dont l’inscription «Mexico Forever» dans le dos, ainsi qu’une insigne du Corps des Marines sur son épaule droite.

David Sweat est emprisonné à perpétuité sans possibilité de libération pour le meurtre d’un shérif adjoint en 2002. L’homme de 34 ans est un Blanc de 1,80 mètres et 75 kilogrammes aux cheveux bruns et aux yeux verts qui est tatoué au biceps gauche et sur les doigts de la main droite, selon les policiers.

Les deux hommes ont réussi à percer un trou au fond de leur cellule, puis sont sortis par une passerelle d’environ six étages au-dessus du sol, a expliqué le commissaire Annuci. Tout porte à croire qu’ils en seraient descendus et qu’ils auraient utilisé des outils électriques pour sortir du périmètre de la prison à travers des tunnels.

Les autorités correctionnelles se questionnent sur plusieurs éléments de l’évasion. Elles se demandent notamment comment les prisonniers ont pu acquérir des outils électriques.