Économie: le spectre référendaire écarté, les Desmarais maintenant optimistes

MONTRÉAL – Le résultat de la dernière élection est la preuve que le Québec a évacué la question référendaire, selon le codirigeant de Power Corporation, André Desmarais, qui se dit maintenant optimiste quant à la situation économique de la province.

«Je crois que le fait que le Québec ait répondu « non » au référendum, parce que c’était vraiment, à mon avis, une élection référendaire, ça a envoyé un signal assez fort que les gens ont peut-être décidé que c’était terminé ces discussions», a dit M. Desmarais, jeudi.

En marge de l’assemblée annuelle du conglomérat, M. Desmarais — fédéraliste avoué — a laissé entendre que le signal envoyé par les électeurs le 7 avril devrait rassurer les investisseurs.

«Je pense que pour la première fois le Québec est sur une avenue qui lui permettra de croître, surtout s’il reste sur la route qu’il a décidé de prendre récemment», a-t-il expliqué aux journalistes en point de presse.

Le codirigeant de Power Corporation (TSX:POW) a néanmoins prévenu que la partie était loin d’être gagnée et que le nouveau gouvernement libéral de Philippe Couillard aura fort à faire pour redorer le blason de la province dans le reste du Canada et dans le monde.

«Si le gouvernement peut prendre les bonnes décisions (…) (pour) redorer une image ternie par les carrés rouges, la charte et la Commission Charbonneau, qui ont donné une mauvaise impression, a dit M. Desmarais. Il faudra que le gouvernement attire les investissements.»

M. Desmarais a également prévenu que la situation économique de la province ne changera pas du jour au lendemain, affirmant que «détruire une réputation, ça se fait rapidement, mais (que) la (re)construire (prenait) du temps».

Il est également inacceptable, selon lui, que le Québec, qui représente 23,8 pour cent de la population canadienne, ne contribue qu’à seulement quelque 20 pour cent du produit national brut.

«Il n’y a pas de raisons, quand on regarde la créativité, l’intelligence et l’éducation que nous avons (…) (qu’on ne puisse) aller vers l’avenir économique qui peut nous permettre de s’offrir les soins que l’on veut», a observé M. Desmarais.

À ses côtés, son frère Paul Desmarais fils, également codirigeant de Power Corporation, a quant à lui indiqué qu’il s’attendait à une augmentation des investissements puisqu’un «voile» avait été levé sur «l’incertitude» le 7 avril dernier.

À la défense de Marc Bibeau

Paul Desmarais fils s’est également porté à la présence de Marc Bibeau au conseil d’administration de la Corporation Financière Power (TSX:PWF), même s’il est sous le radar de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

M. Bibeau, de l’entreprise Schokbéton, a souvent été identifié comme le grand argentier du Parti libéral du Québec sous le règne de l’ex-premier ministre Jean Charest.

Questionné lors de l’assemblée des actionnaires par un représentant du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires, le codirigeant de Power Corporation a rappelé que M. Bibeau n’était pas visé par des accusations.

«C’est un monsieur qui a fait beaucoup pour la société, qui a essayé d’aider à lever des fonds pour les partis, a-t-il dit. Il l’a fait de bonne foi.»

Plus tard, en point de presse, Paul Desmarais fils s’est dit «irrité» de voir qu’il y avait de plus en plus de «chasses aux sorcières», ce qu’il déplorait, ajoutant que M. Bibeau s’était déjà exprimé sur le sujet.

«Je me dis: quelle personne va vouloir travailler pour quelque parti que ce soit?» a-t-il demandé.

Paul Desmarais fils a rappelé que M. Bibeau avait été réélu au sein du conseil de la Corporation Financière Power avec une majorité de plus de 99 pour cent.

«Nous sommes très heureux de l’avoir», a-t-il dit.

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Selon l’évangile des Desmarais: l’argent, l’économie,les affaires,les investisseurs.cou t donc, y aurais-ti d’autre chose qui passe avant pour une bonne partie des québécois comme notre langue, notre identitaire et notre culture. Il semble que les fils Desmarais dévoilent leur côté méprisant . Votre père était plus diplomate