Entente Québec-omnipraticiens: les GMF ouverts plus longtemps

QUÉBEC – Le gouvernement du Québec s’est entendu mardi avec les médecins omnipraticiens sur un autre front: celui des Groupes de médecine familiale (GMF).

Cette entente sur les GMF avec la Fédération des médecins omnipraticiens (FMOQ) survient au lendemain d’une autre entente entre les mêmes parties quant à un objectif d’accessibilité de 85 pour cent aux services des médecins généralistes d’ici le 31 décembre 2017. Elle en constitue d’ailleurs une suite logique.

Un des principaux problèmes qui existent avec certains Groupes de médecine familiale est celui des plages horaires peu étendues, malgré des engagements en ce sens. Pourtant, ces groupes avaient justement été créés, il y a une douzaine d’années, pour accroître l’accessibilité aux soins de première ligne, puisque plusieurs médecins y mettent des services en commun et sont épaulés par d’autres professionnels de la santé, comme des infirmières.

L’entente conclue entre Québec et la FMOQ, mardi, établit un nouveau cadre de gestion des Groupes de médecine familiale, en prévoyant notamment différentes catégories de GMF.

Elle stipule que désormais, les ressources versées aux GMF seront proportionnelles au nombre de patients qui y seront inscrits. «Plus il y aura d’inscriptions, plus le financement des GMF sera élevé», résume le ministère dans un communiqué.

De plus, les heures d’ouverture devront être étendues.

«À tout le monde, on va demander un minimum progressif jusqu’à un maximum, a expliqué le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, au cours d’une rencontre avec la presse. Et les paramètres sont les suivants: à partir de 6000 (patients inscrits) on va demander 42 heures de présence par semaine, ce qui correspond à cinq jours ouvrables et trois soirs. Il y aura une progression de la demande d’offre de service, allant de ce que je viens de décrire jusqu’au GMF de 18 000 inscrits et plus, à qui on va demander évidemment sept jours sur sept, avec un nombre d’heures appropriées et sept soirs.»

Le ministre Barrette a aussi souligné que d’autres professionnels de la santé seront adjoints aux médecins participant aux GMF. On passera de 178 à 650 (en équivalents de postes à temps complet). Il ne s’agira toutefois pas de «nouveaux» professionnels, mais de professionnels qui travaillent actuellement dans le réseau de la santé et qui seront réassignés dans les GMF.

Le ministre affirme que la nouvelle entente clarifie ses attentes face aux GMF en matière d’accès aux services de première ligne.

De son côté, la Fédération des omnipraticiens s’est félicitée du fait que les règles seront ainsi plus claires et équitables pour tous. Selon elle, le cadre actuel est mal adapté à la réalité démographique et territoriale, ce qui fait qu’«une multitude de GMF se retrouvaient dans une situation où il leur était impossible de respecter le cadre provincial» qui avait été édicté.

De plus, selon la FMOQ, l’empressement des gouvernements successifs à annoncer l’implantation de nouveaux GMF avait fait en sorte que certains avaient été accrédités avec des promesses contractuelles d’obligations moindres que celles prévues au cadre provincial.

Et, selon le syndicat professionnel des médecins omnipraticiens, les établissements de santé non plus n’ont pas toujours respecté leurs promesses de prêts d’effectifs aux GMF.

Le nouveau cadre vient donc clarifier les règles pour tous.

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