Les Québécois ont moins dépensé en cyberachats en 2014

MONTRÉAL – La valeur des achats en ligne des Québécois a baissé en 2014 par rapport à 2013, passant de 7,3 à 6,6 milliards $, révèle le CEFRIO dans son étude sur le commerce électronique dévoilée jeudi.

La baisse est principalement attribuable aux achats moindres dans la catégorie des voyages et des transports, précise le Centre facilitant la recherche et l’innovation dans les organisations (CEFRIO).

Les produits les plus achetés ont été les spectacles, sorties et restaurants, suivis des vêtements, chaussures, bijoux et accessoires. Au troisième rang vient le matériel électronique, suivi de la musique, des films et des jeux vidéo.

Il reste que près d’un adulte québécois sur deux a fait au moins un achat en ligne en 2014, soit 49,4 pour cent. La proportion est restée stable par rapport à l’année précédente.

«Que ça n’ait pas évolué d’une année à l’autre, ce n’est pas impossible. Il faut savoir aussi que dans la dernière année, peut-être que l’économie du Québec a roulé un petit peu moins vite que l’année précédente», a avancé en entrevue Guillaume Ducharme, directeur des communications et des relations avec les partenaires au CEFRIO.

Pour ce qui est des achats moindres en voyages et transports, M. Ducharme les attribue à la baisse du dollar canadien, qui a une influence sur le choix des destinations.

Il s’attend à ce que la croissance des achats en ligne se poursuive tôt ou tard. «Non, on n’a pas atteint le plein potentiel et oui, on devrait voir au fil des années une évolution encore vers la hausse du nombre d’achats», a affirmé M. Ducharme.

Sans surprise, le CEFRIO souligne que les cyberacheteurs sont de plus en plus enclins à utiliser leur appareil mobile pour procéder à leurs achats, qu’il s’agisse d’un téléphone intelligent ou d’une tablette.

Ainsi, 24,6 pour cent des adultes québécois ont réalisé un achat en ligne avec un appareil mobile en 2014, une hausse de 5,8 points par rapport à l’année précédente.

Les consommateurs qui n’ont pas acheté en ligne expliquent leur choix par un manque de confiance dans les sites Internet des commerçants en ligne (29 pour cent) et par le besoin de voir ou tester le produit (32,8 pour cent). Certains disent aussi ne pas être à l’aise avec le processus d’achat (32,4 pour cent) ou trouver les frais de livraison trop élevés.

«Ça peut être surprenant de voir que pour plusieurs personnes qui ne font pas d’achats en ligne, c’est une question de méfiance quant à la sécurité, quant au processus d’achat qui peut paraître plus compliqué. Mais ce sont des craintes qu’on a documentées auprès de Québécois qui ne font pas d’achats en ligne», relève M. Ducharme.

Pour mener à bien son étude NETendances, le CEFRIO a interrogé au téléphone environ 1000 adultes québécois lors de chaque enquête réalisée en janvier, février, mai, octobre et décembre 2014. La marge d’erreur est de 3,1 pour cent, 19 fois sur 20.

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