François Gendron fait une sortie contre les commentateurs politiques

QUÉBEC – Le vice-premier ministre sortant François Gendron a fait une sortie, mardi, contre la profusion de commentateurs politiques qui a brouillé l’esprit des électeurs durant la campagne électorale.

Au lendemain de la cuisante défaite du Parti québécois, M. Gendron a admis que les péquistes avaient commis des erreurs, mais il a réservé ses observations pour ses collègues à ce sujet.

«Le résultat est là, on s’est fait revirer comme une crêpe, a-t-il dit lors d’une entrevue téléphonique. On a fait nos erreurs.»

M. Gendron, le doyen de son parti, élu pour la première fois en 1976, a cependant livré le fond de sa pensée sur la confusion engendrée par les nombreux commentateurs politiques.

«S’il y en avait un ce n’est pas si pire, mais on est rendu à 30, 40 commentateurs politiques, a-t-il dit. Tout le monde fait de l’éditorial, tout le monde fait de la politique. Le peuple est tanné, et mêlé parce qu’il ne peut plus se retrouver là-dedans.»

Selon le péquiste, aussi titulaire du portefeuille de l’Agriculture jusqu’à l’assermentation du prochain gouvernement libéral, les électeurs ne devraient pas ainsi être inondés.

«On a tellement de fatigants pour parler à leur place, on a tellement de gens qui veulent faire l’agenda politique de celui qui reçoit le message, que c’est le drame numéro un, a-t-il dit. Jamais vous ne me ferez croire que quand j’écoute les nouvelles d’un lecteur de nouvelles, j’ai besoin d’un Lapierre, de quatre ou cinq commentateurs à côté pour dire: attention, il ne faut pas prendre ça de même, ce n’est pas ça que ça veut dire.»

Le député péquiste d’Abitibi-Ouest, réélu lundi, a aussi affirmé qu’il était prêt à jouer un rôle dans la période de transition qui suivra le départ de la chef péquiste Pauline Marois, qui a annoncé sa démission lundi soir.

«C’est clair qu’avec le bagage acquis, l’historique que j’ai de ce parti que je chéris dans mon coeur… Je sens très clairement le devoir de jouer un rôle dans la suite des choses. Est-ce que j’ai l’intention de jouer un rôle dans la suite des choses, c’est clair que oui», a-t-il dit.

M. Gendron, qui avait été chef parlementaire intérimaire après le départ d’André Boisclair, en 2007, n’a pas précisé la fonction qu’il pourrait occuper. Selon lui, il faut d’abord discuter des récents événements.

«Il est trop tôt pour le dire, a-t-il dit. Y a-t-il moyen de laisser les événements quelques jours avant de prendre une décision dans une séquence d’agitation, d’excitation, sans avoir réfléchi à la suite des choses?»

Lundi, Mme Marois a indiqué qu’elle resterait en poste durant une période de transition, d’ici à ce que la suite des choses soit précisée.

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C’est facile de tirer sur les messagers pour cacher le fait que la confusion a été d’abord causée par les responsables de communication du PQ eux-mêmes, je n’ai pas besoin de rappeler la série d’annonces qui allaient dans toutes les directions!

Monsieurs Gendron qu’il y a eu des erreurs de leurs côtés mais il faut être aveugle pour ne pas s’apercevoir l’influence très grande qu’on les commentateurs sur les électeurs. Si on pouvait avoir une formule pour ne pas avoir de commentateurs qui travaillent l’information mais plutôt avoir les candidats qui parlent directement à la population. On se fous de l’autobus tombe en panne, que Marois aurait tasser gentiment Péladeau pour répondre à une question etc. On veut entendre ce que les politiciens ont à dire.

Les commentateurs tournent le fer dans le plait lorsqu’un parti baisse dans les sondages, ce qui accentue son déclin. Les sondages devraient être interdire en campagne.