Fusions des commissions scolaires: Bolduc incapable de chiffrer les économies

QUÉBEC – Yves Bolduc est incapable de fournir une évaluation précise des économies que rapporteront les fusions des commissions scolaires.

Le ministre de l’Éducation a indiqué mardi qu’il faudra attendre le redécoupage final de la carte des commissions scolaires avant de pouvoir déterminer le montant épargné.

«On est capable de faire une certaine évaluation mais il faut attendre d’avoir le découpage final et en temps et lieu, on vous donnera toutes les économies que nous serons capables de réaliser tant au niveau de la réorganisation du réseau scolaire qu’au niveau des commissions scolaires», a déclaré M. Bolduc.

Le plan présenté la semaine dernière par le ministre de l’Éducation suggère de ramener le nombre total des commissions scolaires de 72 à 46, avec à la clé une vaste réorganisation des services sur des territoires plus étendus. Le nombre de commissions scolaires francophones passerait de 60 à 36.

Les dirigeants des commissions scolaires anglophones et francophones ont décrié à l’unisson la proposition du ministre, déplorant entre autres l’absence d’analyse sur les impacts financiers des fusions projetées.

Pressé de questions en point de presse, le ministre a donné un ordre de grandeur sommaire.

«Généralement, lorsqu’on fait des fusions, on peut avoir une économie de 500 000 $ à 1 million $ par fusion, des montants très significatifs dans le contexte actuel», a dit M. Bolduc.

Le ministre n’a pas été en mesure de présenter un tableau plus précis puisque des modifications pourraient encore être apportées à la nouvelle carte.

«Je vous dirais que les gens sont d’accord avec le nombre de commissions scolaires mais il peut y avoir encore des changements», a-t-il concédé.

Les regroupements projetés par le ministre Bolduc ne font pas l’unanimité au sein du cabinet Couillard. Le ministre des Forêts, Laurent Lessard, a fait savoir sans détour qu’il était favorable au maintien de «l’intégralité des territoires».

Selon M. Lessard, les fusions ne doivent pas mettre en péril les «particularités» régionales, comme le sentiment d’appartenance communautaire et les habitudes de consommation locale.

«J’ai rencontré la semaine dernière le ministre de l’Éducation (et) je lui ai dit: on a des particularités, on veut être sûr que le territoire soit représenté dans ses particularités, a relaté le député de Lotbinière-Frontenac. À travers le temps, ces particularités ont été maintenues. Maintenant, à cette étape-ci, on a encore des représentations à faire et moi je les fais, mon territoire me demande de le faire.»

M. Lessard a rappelé que des «batailles historiques» dans son coin de pays avaient permis, par le passé, «de garder des polyvalentes ouvertes».

Le projet de loi du ministre Bolduc sur la réorganisation des commissions scolaires doit être déposé après les Fêtes.

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Avec toutes ses coupures que fait encore le gouvernement, le Témiscamingue sera encore le grand perdant. Notre économie va manger un dur coup et le gouvernement n’en tiens pas compte. Il y a plus de 35 ans nos parents se sont immobilisés pour que le Témiscamingue puisse avoir sa propre commission scolaire, pour pouvoir prendre nos décisions parce que nous avons des particularités différente. On nous retourne avec la même commission scolaire de Rouyn comme il y a 35 ans et dont ça ne fonctionnait pas bien. Nous sommes a plus de 135 kilomètres de Rouyn-Noranda et l’école de Témiscaming au sud de Ville-Marie est a plus de 225 kilomètres de Rouyn-Noranda. Nous serions peut être mieux de fusionner avec l’Ontario car c’est de l’autre côté du lac et environ 40 minutes de Ville-Marie en auto. Les batailles vont recommencer. Pendant ce temps nous avons un député qui se nomme Luc Blanchette du parti libéral et on se demande où il est. On le verra certainement au prochaine élection parce que à date depuis son élection il n’est pas présent, il ne travail pas pour le Témiscamingue, Que ça soit pour les problèmes d’approvisionnement en bois pour Tembec Béarn, pour l’agriculture et les coupures drastiques que sont gouvernement est en train de faire, on entend pas de commentaire de sa part. Nous avons élues un nom sur une chaise…

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