Greg Selinger se dit préoccupé par le manque de places en famille d’accueil

WINNIPEG – Le premier ministre du Manitoba, Greg Selinger, se dit préoccupé par les plaintes voulant que des enfants laissés aux soins du gouvernement demeurent en prison en raison d’un manque de places en famille d’accueil dans la province.

La protectrice des enfants de la province, Darlene MacDonald, a affirmé cette semaine à La Presse Canadienne que des juges l’appelaient pour se plaindre de ne pas pouvoir libérer des jeunes emprisonnés, car ceux-ci n’ont aucun endroit qui pourrait les accueillir. D’autres personnes travaillant au sein du système judiciaire estiment que les services sociaux n’agissent pas assez rapidement quand des enfants sont arrêtés par les autorités policières.

M. Selinger a déclaré que le ministère des Services à la famille s’occupait du dossier. Son gouvernement travaille d’arrache-pied pour trouver un plus grand nombre de familles d’accueil, a-t-il ajouté. Il a toutefois rappelé que l’objectif était de maintenir les enfants au sein de leur propre famille.

Le Manitoba s’occupe de plus de 10 000 enfants et la majorité d’entre eux sont des autochtones. Un manque chronique de places en famille d’accueil a contraint la province à utiliser des hôtels pour abriter des enfants, une pratique qui a fait l’objet de critiques depuis plus d’une décennie.

Le gouvernement néo-démocrate est accusé de violer la Charte des droits des enfants en laissant des jeunes en prison plus longtemps que nécessaire.

Le grand chef Derek Nepinak, de l’Assemblée des chefs du Manitoba, a dit avoir soulevé en vain ce problème avec les ministères de la Justice et des Services à la famille.

La ministre des Services à la famille, Kerri Irvin-Ross, a refusé les demandes d’entrevue à ce sujet. Sa porte-parole, Rachel Morgan, a indiqué que le dossier des jeunes emprisonnés est complexe. Ceux-ci ont souvent besoin de thérapie, de cures de désintoxication ou d’aide pour quitter des gangs.