Harper condamne l’assassinat de Boris Nemtsov et demande une enquête transparente

OTTAWA – Le premier ministre Stephen Harper se dit «attristé et stupéfait» de l’assassinat de l’ancien vice-premier ministre russe et chef de l’opposition, Boris Nemtsov.

M. Nemtsov, qui était âgé de 55 ans, un critique sévère du président russe Vladimir Poutine, a été abattu par balle vendredi près du Kremlin, à Moscou.

Stephen Harper souligne que Boris Nemtsov était un «partisan intrépide de la démocratie, des droits de la personne et de la règle de droit en Russie».

Le premier ministre canadien ajoute que M. Nemtsov ne craignait pas d’exprimer des vérités essentielles, même face à une violente intimidation, rappelant qu’il était «un remarquable opposant à l’agression russe en Ukraine et à l’occupation illégale de la Crimée».

Stephen Harper souhaite une enquête rapide, transparente et indépendante pour retracer les responsables de ce crime.

Le président Vladimir Poutine a rapidement offert ses condoléances et a qualifié ce meurtre de provocation. Il a ordonné aux plus hautes autorités policières du pays de superviser l’enquête.

Boris Nemtsov travaillait à un rapport présentant ce qu’il croyait être les preuves de l’implication directe de la Russie dans la rébellion séparatiste qui a éclaté dans l’est de l’Ukraine l’an dernier. L’Ukraine et l’Occident ont accusé la Russie de soutenir les rebelles au moyen de soldats et d’armes. Moscou a nié ces accusations.

Quelques heures avant sa mort, M. Nemtsov a critiqué Vladimir Poutine sur les ondes de la radio Ekho Moskvy, l’accusant de plonger la Russie dans une crise avec ses «folles, agressives et mortelles politiques de guerre contre l’Ukraine».

Laisser un commentaire
Les plus populaires