Stephen Harper juge inacceptable la radicalisation de certains jeunes Canadiens

MONTRÉAL – Se posant comme un champion de la lutte antiterroriste, le premier ministre Stephen Harper a exprimé jeudi son incompréhension devant la radicalisation de jeunes Canadiens.

M. Harper était de passage à Montréal pour souligner la contribution financière de son gouvernement à la lutte contre le terrorisme.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) recevra 150,4 millions $ sur cinq ans, à partir de 2015-16, et 46,8 millions $ par année par la suite, cet argent devant aider le corps policier à mener des enquêtes criminelles reliées au terrorisme.

L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) obtiendra 5,4 millions $ sur cinq ans, et 1,1 million $ annuellement dans les années subséquentes, certains des fonds étant destinés à identifier les voyageurs à haut risque.

Ces sommes avaient été annoncées dans le dernier budget fédéral.

Durant le point de presse, lorsqu’il a été interrogé sur les gestes concrets que fait son gouvernement pour prévenir la radicalisation des jeunes Canadiens, le premier ministre a pointé vers l’augmentation des ressources financières pour les services de la GRC et de l’ASFC.

«Depuis longtemps pour nos agences de sécurité, le phénomène de la radicalisation est une priorité», a-t-il assuré.

Puis, il s’est lancé dans une déclaration vantant le Canada.

«Nous avons ici un beau pays. Un pays qui est démocratique, libre, ouvert, tolérant. Il n’y a aucune excuse, aucune raison pour un Canadien de devenir un djihadiste ou un terroriste ou de devenir membre d’un tel groupe. C’est tout à fait inacceptable», a-t-il lancé, avant de répéter ces mêmes phrases en anglais.

Au cours du week-end dernier, les autorités ont procédé à l’arrestation préventive d’une dizaine de jeunes de la région de Montréal. On craignait que ces jeunes ne quittent le pays pour rejoindre le groupe État islamique. Aucune accusation n’a été encore portée contre eux.

Le djihadisme violent n’est pas une tendance lointaine, mais une réalité présente au Canada et à travers le monde, a dit M. Harper, ajoutant que les nouveaux fonds alloués seront importants dans le combat contre le groupe extrémiste État islamique, qui contrôle une vaste portion de l’Irak et de la Syrie.

«La raison pour laquelle la communauté internationale est intervenue en Irak est la menace sérieuse posée par l’État islamique. Nous avons eu quelques réussites, mais ce n’est pas un secret qu’il s’agit d’une bataille continue, et que cette organisation pose encore une grande menace, assurément à la sécurité en Irak et en Syrie», a dit M. Harper.

«Mais tant que le groupe occupera un territoire substantiel, il voudra en faire sa base pour lancer des attaques terroristes contre ce pays. C’est un objectif affirmé», a poursuivi le premier ministre.

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