Hausses des frais dans les écoles: Québec s’inquiète, mais n’est pas prêt à agir

QUÉBEC – Le gouvernement Couillard s’inquiète des hausses de facturation de toutes sortes imposées aux parents pour la rentrée par les commissions scolaires, mais n’est pas prêt à agir.

Le ministre de l’Éducation, François Blais, a réagi, mercredi, aux reportages sur la rentrée qui font état de l’augmentation des frais exigés des parents. Oui, il dit être préoccupé, mais n’annonce pas de changements «pour le moment».

En point de presse avant de se rendre à la séance du conseil des ministres à Québec en matinée, M. Blais a ni plus ni moins fait part de ses soupçons quant aux manoeuvres de certaines commissions scolaires, qui contourneraient les grands principes de la Loi sur l’instruction publique, en exigeant de façon indue des frais aux parents.

Mais c’est aussi la disparité entre les frais exigés d’une commission scolaire à l’autre qui inquiète le ministre, qui cherche une façon de mieux les encadrer, selon ce qu’a précisé son attachée de presse, Julie White.

«Est-ce qu’il y a des écarts? a soulevé M. Blais. J’ai demandé à ce qu’on fasse un certain nombre de vérifications. Est-ce que, actuellement, on réussit à passer à travers les mailles et à passer de nouvelles facturations aux parents? C’est ce que je suis en train de vérifier.»

Le ministre a indiqué qu’il était «préoccupé» et qu’il faudrait peut-être «resserrer des mailles», tout en tenant compte maintenant de l’arrivée de la technologie dans les classes.

Cependant, il faudra plusieurs semaines au ministère de l’Éducation pour compléter ses vérifications et les parents ne peuvent s’attendre à un allégement des frais dans les prochains jours.

«Je me suis engagé à regarder ça dans les prochaines semaines. On est prêts à regarder ça, mais je ne vous annonce pas de changements pour le moment», a dit M. Blais.

Actuellement, la Loi sur l’instruction publique est claire: l’école est gratuite jusqu’à 16 ans. Les manuels et le matériel scolaires sont gratuits. Toutefois, tout ce qui n’est pas réutilisable, comme les ouvrages et cahiers d’exercice dans lesquels l’élève écrit, n’est pas gratuit, de même que le papier, les crayons, etc.

Des frais peuvent aussi être exigés pour des sorties, pour l’achat d’une calculatrice, pour un programme particulier en sport-études et arts-études, etc.

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Et la hausse de taxes scolaires d’août dernier pendant les vacances, plusieurs fois au-dessus du taux d’inflation, M. Blais n’en parle pas non plus…
C’est comme si le gouvernement avait décidé de ne rien faire devant la manœuvre des commissions scolaires de nous refiler la facture devant la coupe de subventions.

Comme ses collègues, il fait parti des imbéciles heureux qui nous croient suffisamment cons pour le croire. Comme s’il était vraiment surpris que la facture augmente pour le parent.