Hydro-Québec connaît un bon premier semestre pour l’exercice 2014

MONTRÉAL – Aidé par les températures froides de l’hiver dernier et les hausses de tarifs, Hydro-Québec a connu un bon premier semestre pour l’exercice 2014.

La société d’État a dévoilé vendredi les résultats de son deuxième trimestre qui a pris fin le 30 juin dernier et, à cette occasion, a brossé le portrait du premier semestre de l’exercice 2014.

Avec plus de recul, pour le premier semestre du présent exercice, Hydro-Québec affiche un résultat net de 2,23 milliards $, en hausse de 406 millions $ par rapport aux 1,82 milliard $ enregistrés au premier semestre de 2013.

La situation a été favorable pour la société d’État tant sur le marché québécois que sur le marché des exportations, a noté au cours de sa présentation Lise Croteau, vice-présidente Comptabilité et contrôle chez Hydro-Québec.

Plus précisément, les exportations nettes d’électricité ont amené 222 millions $ de plus dans les coffres qu’à la même période l’an dernier et le marché québécois 135 millions $ de plus, a-t-elle souligné.

Les revenus ont atteint 7,49 milliards $ comparativement à 6,7 milliards $ en 2013.

Les revenus des ventes d’électricité au Québec ont atteint 6,25 milliards $, en hausse de 416 millions $ par rapport à 2013, grâce aux températures très froides de l’hiver dernier et grâce aux augmentations de tarifs qui ont été consenties par la Régie de l’énergie en avril 2013 et 2014.

Toutefois, Mme Croteau a rapporté une diminution de ses revenus provenant des contrats spéciaux avec de grands clients industriels du Québec.

Par ailleurs, Hydro-Québec a vu ses coûts d’approvisionnement en électricité auprès de tiers croître de 330 millions $. De cette somme, 125 millions $ provenaient des achats d’énergie éolienne. Le dur hiver a aussi accru ses besoins de façon ponctuelle.

Quant au deuxième trimestre du présent exercice, le résultat net est similaire au trimestre correspondant de 2013, à savoir 467 millions $ comparativement à 464 millions $ l’an dernier, malgré la hausse des tarifs qui a été consentie par la Régie de l’énergie le 1er avril dernier.

Pour ce deuxième trimestre, le volume des ventes d’électricité au Québec a été comparable à ce qu’il était l’an dernier. Mme Croteau rappelle qu’il y a peu de chauffage et de climatisation durant les mois d’avril, mai et juin, donc que les volumes de ventes sont alors relativement stables.

Mme Croteau a signalé qu’une hausse des tarifs ne résulte pas nécessairement en une hausse des résultats pour Hydro-Québec, qui a aussi fait face à une hausse de ses coûts d’approvisionnement, notamment dans le secteur éolien.

Note to readers: bien lire «résultats» et non «revenus» au dernier para