Identité sexuelle: des experts déplorent la fermeture d’une clinique à Toronto

TORONTO – Un groupe de chercheurs et de cliniciens de plusieurs pays ont envoyé une lettre au Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) de Toronto pour protester contre la récente fermeture de sa clinique jeunesse sur l’identité sexuelle et l’exclusion apparente de son directeur de longue date.

La lettre ouverte, envoyée par courriel à plus d’une dizaine d’administrateurs du CAMH, inclut aussi une pétition signée par plus de 500 experts dans les champs de la diversité sexuelle et de genres, notamment au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni.

Les auteurs accusent le centre de renommée internationale d’avoir plié sous la pression de militants des droits des transgenres, qui avaient remis en doute l’approche de traitements du psychologue Ken Zucker pour les enfants et les adolescents étant mal à l’aise avec leur genre anatomique.

Certains membres de la communauté transgenre avaient laissé entendre que la clinique pratiquait une «thérapie réparatrice», avec l’objectif de dissuader les jeunes ayant le sentiment de ne pas être nés du bon sexe d’embrasser le genre opposé — une accusation vigoureusement réfutée par le personnel de la clinique.

À la suite d’un examen indépendant l’an dernier des services du département, le CAMH a annoncé à la mi-décembre qu’il cessait graduellement les services de la clinique d’identité sexuelle pour enfants et adolescents et que M. Zucker n’était plus à l’emploi du centre.

À ce moment, le docteur Kwame McKenzie, directeur médical du programme pour les enfants, les jeunes et leur famille, avait affirmé que les services du plus important centre de santé mentale au Canada devaient refléter les meilleures et plus récentes pratiques dans le secteur.

M. McKenzie n’a pas voulu dire si M. Zucker, qui dirigeait la clinique depuis 35 ans, avait été congédié ou s’il avait démissionné. Ce dernier n’a pas commenté publiquement son départ.

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