Inondations dans le sud du Manitoba: Stephen Harper s’y est rendu dimanche

WINNIPEG – Le premier ministre Stephen Harper a pu constater par lui-même l’ampleur des dégâts provoqués par les nouvelles inondations survenues au Manitoba.

M. Harper a pris part à une tournée en hélicoptère de 20 minutes de la rivière Assiniboine près de Brandon.

L’appareil a emporté M. Harper, le premier ministre de la province Greg Selinger, ainsi que des députés provinciaux au-dessus de terres agricoles inondées et de routes se retrouvant sous l’eau. Le chef du gouvernement canadien a par la suite remercié les bénévoles et les intervenants d’urgence qui travaillent sans relâche à combattre les inondations.

«Bien entendu, nous sommes ici pour exprimer notre solidarité envers la population, d’autant plus que je sais que tous s’inquiètent des suites de la situation», a déclaré dimanche M. Harper après avoir assisté à une réunion d’information en compagnie de membres des équipes d’urgence à l’hôtel de ville de Brandon.

«Plusieurs personnes ont été touchées»

M. Harper a précisé qu’il continuerait de discuter avec M. Selinger et son homologue de la Saskatchewan, Brad Wall, à propos de cette situation. Le premier ministre fédéral n’a toutefois pas voulu promettre d’aide financière au-delà de celle habituellement offerte par Ottawa en cas de catastrophe.

«Je veux assurer tous et chacun que les différents paliers de gouvernement travaillent très forts ensemble, a-t-il dit. Il y aura de l’aide à la suite de la catastrophe, comme cela est toujours le cas en vertu du droit fédéral. Nous allons faire des inondations une priorité jusqu’à ce que le danger soit passé.

La rivière menace des bâtiments de ferme et des routes, mais n’a pas encore provoqué d’évacuations à Brandon.

M. Harper devrait participer à une séance de prise de photos avant de quitter la province.

La ville a été ébranlée samedi par une forte tempête accompagnée de vents violents et d’importantes précipitations.

Selon des responsables, les digues tiennent toujours bon, mais les gens vivant près de la rivière doivent être prêts à évacuer si les digues municipales finissent par subir des fuites.

Les eaux de crue provenant de la Saskatchewan ont poussé M. Selinger à déclarer l’état d’urgence vendredi, et à réclamer l’aide de l’armée pour préparer les villes et villages situés à l’ouest de Winnipeg à l’arrivée des flots.

Le premier ministre provincial a d’ailleurs remercié M. Harper pour le déploiement rapide des troupes, et a précisé que 500 soldats se trouvaient désormais sur le terrain pour aider les intervenants d’urgence.

L’armée tente de protéger 350 maisons rurales, dont 150 pourraient être inondées si la province décide de percer délibérément une digue pour relâcher la pression de la rivière Assiniboine.

M. Selinger a ajouté que certaines communautés étaient sous «forte pression» dans le sud-ouest du Manitoba, où «50 pour cent des terres sont inondées».

«Au fur et à mesure que les eaux se retireront, nous allons nous y rendre et travailler étroitement avec les résidents pour reconstruire les infrastructures et permettre aux gens de se déplacer de nouveau.»

Selon des responsables, la situation des inondations dans la province évolue rapidement et davantage d’eau que prévu s’écoule au Manitoba. Une digue pourrait être percée lundi, mais M. Selinger affirme que cette décision ne sera prise qu’en cas de dernier recours.

Lors des inondations de 2011, une mesure similaire avait été prise.

Les gens vivant près des rives de la rivière se sont fait dire que l’eau pourrait atteindre une hauteur supérieure de 50 centimètres à celle atteinte il y a trois ans.