Jusqu’à 1500 unités de logement militaires demeurent inoccupées, selon le VG

OTTAWA – Le ministère de la Défense nationale n’a pas défini clairement ses besoins en matière de logement militaire et n’a pas examiné comment le marché résidentiel du secteur privé pouvait répondre aux besoins des membres des Forces armées canadiennes, conclut le vérificateur général (VG) du Canada dans son rapport publié mardi.

Selon Michael Ferguson, jusqu’à 1500 unités de logement demeurent vacantes, et le ministère réclame parfois des loyers plus bas que le marché pour ses 11 858 appartements, duplex et maisons en rangée.

Environ 15 pour cent des militaires à temps plein résident à la base, par l’entremise de l’Agence de logement des Forces canadiennes.

Le VG rappelle qu’en vertu des politiques gouvernementales, le logement doit être offert par l’armée seulement si les besoins opérationnels l’exigent, ou si ce logement n’est pas disponible dans le secteur privé. Or, le VG a constaté que la Défense nationale n’avait pas clairement défini ses besoins opérationnels, et qu’à certains endroits, elle n’avait pas tenu compte de la capacité du marché résidentiel du secteur privé.

Ainsi, dans certains cas, comme à Valcartier ou à Halifax, la Défense nationale aurait mieux fait de se tourner vers le secteur privé, estime le VG.

Par contre, le rapport note que l’Agence de logement des Forces canadiennes disposait d’analyses du marché lui permettant de constater que les frais d’occupation qu’elle imposait étaient inférieurs à ceux des logements du marché privé dans des endroits tels que Bagotville, Edmonton et Winnipeg.

«Un tel avantage pourrait ainsi donner lieu à des iniquités entre les membres qui habitent dans un logement militaire et ceux qui habitent dans un logement du marché privé», lit-on dans le rapport du VG, déposé mardi aux Communes.

Le VG recommande donc à la Défense nationale d’achever l’examen de sa politique sur le logement militaire et de définir clairement ses besoins opérationnels en la matière.

La Défense nationale accepte la recommandation et précise qu’elle révise actuellement sa politique actuelle, un examen qui devrait se terminer à l’automne 2016, et qu’elle présentera une nouvelle version de sa politique sur le logement au plus tard à l’automne 2017.

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