Keystone: le Sénat ne parvient pas à renverser le veto présidentiel

WASHINGTON – Le Sénat américain n’est pas parvenu à renverser le veto imposé par le président Barack Obama sur un projet de loi approuvant la construction de l’oléoduc Keystone XL, mercredi.

De retour devant le Sénat, le projet de loi a reçu l’approbation de 62 élus contre 37. Les partisans du projet avaient besoin de l’appui de 66 sénateurs pour faire fi du refus du président de signer le projet de loi.

Le vote de mercredi clôt le dernier chapitre d’une lutte politique féroce entre la Maison-Blanche et le Congrès dorénavant entièrement contrôlé par les républicains au sujet des politiques énergétiques.

Il s’agissait du premier — et sûrement pas du dernier — veto imposé par le président Obama sur un projet de loi du Congrès au cours de son deuxième mandat.

Les partisans du projet de loi avaient déjà reconnu qu’ils ne disposaient pas assez d’appuis pour renverser le veto.

Financé par le secteur privé, le projet d’oléoduc, estimé à 8 milliards $, permettrait de transporter du pétrole provenant des sables bitumineux albertains vers les raffineries de la côte du golfe du Mexique. TransCanada Corp., de Calgary, en est à l’origine.

M. Obama a dit avoir refusé de signer le projet de loi parce que celui-ci usurpait les pouvoirs du gouvernement fédéral sur l’approbation de projets d’infrastructure transfrontalier.

Les partisans du projet de loi ne baissent toutefois pas les bras, possiblement en tentant de rattacher l’oléoduc à un autre projet de loi qui ratisserait plus large.

«Si nous ne gagnons pas cette bataille, nous allons remporter la guerre, car nous allons trouver un autre projet de loi auquel le rattacher», a dit avant le vote le sénateur républicain John Hoeven, du Dakota du Nord.

Les groupes environmentaux ont dépeint la résistance à Keystone XL comme un test de l’engagement d’Obama à combattre les changements climatiques. Les républicains y voient plutôt une source d’emplois qui donnerait aux Américains du pétrole d’un bon voisin, plutôt que de lointains régimes instables.

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