La candidate démocrate Hillary Clinton en cinq anecdotes

WASHINGTON – Hillary Clinton a finalement annoncé dimanche qu’elle se lançait dans la course à la présidence aux États-Unis. Celle qui a assumé les fonctions de femme de gouverneur, première dame des États-Unis, sénatrice de New York et secrétaire d’État a poursuivi un long parcours sous les projecteurs. On en connaît moins, toutefois, sur sa vie d’avant.

Voici cinq faits sur la vie de la jeune Hillary Rodham Clinton:

— Elle a des ancêtres canadiens-français

Mme Clinton mentionne ses origines canadiennes-françaises dans ses mémoires. Selon un généalogiste de Washington, le père de la politicienne avait des ancêtres qui portaient les noms de Campeau, Beaudry, Lefebvre, Picard, Duguay, Boucher, Gagnon, Hébert et… Couillard — comme le premier ministre québécois.

— Elle appuyait le Parti républicain

Comme son père, la jeune Hillary adhérait au Parti républicain. À 13 ans, alors qu’elle vivait à Chicago, elle s’était rendue dans un quartier chaud de la ville sans en parler à ses parents pour enquêter sur des allégations de fraude dans la campagne du candidat à la présidence John F. Kennedy. Elle avait découvert que l’adresse de plusieurs électeurs correspondait à un terrain vague et un bar de la région. En 1964, elle s’était impliquée dans la campagne du républicain Barry Goldwater et elle avait même été nommée présidente des jeunes républicains au collège Wellesley.

— Elle a refusé plusieurs demandes en mariage de Bill Clinton

Dans son autobiographie, Mme Clinton raconte le début de son histoire d’amour avec son futur mari. Ils se sont rencontrés pour la première fois dans la bibliothèque de droit de l’université Yale. Elle avait choisi de se présenter elle-même parce qu’il la regardait avec insistance. Lors de leur première sortie, Bill a réussi à négocier leur entrée dans un musée qui était alors fermé. Il a finalement demandé sa main lors d’un périple en Angleterre. Elle avait répondu: «pas maintenant», ce qu’elle lui a répété à plusieurs reprises, si bien que M. Clinton s’était dit qu’il ne lui poserait plus la question. Finalement, il l’avait emmenée avec lui en Arkansas, où il lui a annoncé qu’il avait acheté une maison et qu’elle n’aurait pas le choix de le marier pour qu’il ne soit pas seul. Elle avait accepté.

— Elle a échoué un examen du Barreau

Mme Clinton a réussi son examen en Arkansas, mais elle avait échoué celui de Washington (district de Columbia), même si elle était une très bonne étudiante à l’université. Elle avait été déroutée par la forme des questions, qui était différente de celles auxquelles elle avait été habituée. Le «National Journal» avait écrit un long article sur le sujet pour démontrer ses forces: son intelligence, son perfectionnisme et son dévouement, mais aussi l’une de ses plus grandes faiblesses: son incapacité à improviser.

— Elle a été détective

Au début de sa carrière de juriste, Mme Clinton a dû mener certaines enquêtes secrètes. Elle dit avoir recueilli de l’information sur la ségrégation dans certaines écoles de l’Alabama en se présentant comme une mère de famille voulant inscrire son enfant dans des institutions scolaires peuplées d’élèves blancs en 1972. Elle a aussi fait partie de l’équipe d’enquête sur la possible destitution de l’ancien président Richard Nixon, qui avait finalement démissionné de son poste. Elle avait ensuite déménagé en Arkansas pour rejoindre son fiancé qui, ironiquement, a dû lui aussi affronter un processus de destitution.

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