La commission parlementaire sur le projet de loi amorce ses travaux mardi

QUÉBEC – La commission parlementaire qui étudiera le projet de loi 20 visant à modifier la pratique médicale amorcera ses travaux, mardi.

Un mois de débats est prévu entre le gouvernement et une cinquantaine d’intervenants du milieu médical.

Il sera, entre autres, question des quotas de patients imposés aux médecins. Si ces quotas ne sont pas respectés, le ministre de la Santé menace d’imposer une baisse de leur rémunération pouvant aller jusqu’à 30 pour cent.

Les médecins qualifient le projet de loi de méprisant et de coercitif. Selon eux, il transformera en profondeur la médecine au Québec et aura un impact éventuel non négligeable sur leur rémunération.

Le Regroupement provincial des comités des usagers (RPCU) participera aux travaux dès la première journée de la commission. Il est en faveur du projet de loi pour que tout le monde puisse bénéficier d’un médecin famille. Au Québec, 25 pour cent de la population n’aurait pas accès à un médecin. Le RPCU y présentera, mardi après-midi, des calculs qui illustrent qu’un médecin pourrait soigner 1740 patients par année.

Le directeur général du RPCU, Pierre Blain, rejette toutefois l’idée d’imposer des quotas de patients aux médecins.

«Présentement, on pense plutôt que le gouvernement est en droit d’attendre un certain nombre d’actes pour les professionnels qui font affaire avec lui, commente M. Blain. Par exemple, si chacun des 8500 omnipraticiens du Québec prenaient 1700 patients, on pourrait traiter une population deux fois plus grande que celle du Québec, soit 16 millions de personnes».

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, garde le cap et est déterminé à faire adopter son projet de loi avant la fin de la session parlementaire en juin.

La vaste réforme du ministre Barrette est divisée en trois étapes. La première a été l’adoption, au début du mois, d’une loi pour restructurer le réseau de la santé. La deuxième concerne le projet de loi 20 sur la pratique médicale. Puis, la dernière et non la moindre, consistera à modifier le mode de financement des hôpitaux. Au lieu de recevoir un renouvellement automatique année après année, les hôpitaux seront payés à l’activité.

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