La condamnation au Népal d’un pédophile canadien est «une source d’embarras»

HALIFAX – La condamnation au Népal d’un Canadien accusé d’avoir agressé sexuellement un garçon de neuf ans peut peut-être rassurer mais elle rappelle combien cet homme a pu échapper aux filets de la justice criminelle canadienne, croit un Canadien qui a aidé la poursuite à monter son dossier.

Ernest Fenwick MacIntosh, un Néo-Écossais de 71 ans, a été condamné dimanche à sept ans de prison par un tribunal de Lalitpur, près de la capitale népalaise, Katmandou, a indiqué l’Associated Press. Il devra aussi verser à la victime un million de roupies népalaises (environ 12 650 $ CAD).

En 2010 et 2011, MacIntosh avait été reconnu coupable au Canada de plusieurs crimes à caractère sexuel commis contre quatre garçons de la région de Port Hawkesbury, en Nouvelle-Écosse, dans les années 1970. Ces condamnations avaient toutefois été invalidées en 2013, parce que le délai entre les faits allégués et les procès avait été jugé déraisonnable.

À sa libération, MacIntosh a obtenu un nouveau passeport, et il s’est rendu à l’étranger pour faire le commerce des épices. Il est arrivé au Népal en 2014 avec un visa de tourisme, et il a visité à plusieurs reprises le refuge pour enfants où résidait sa victime.

Bob Martin, un photographe de Port Hawkesbury qui a documenté les faits et gestes de MacIntosh au Canada pour étayer la preuve contre lui au Népal, s’est dit soulagé de sa condamnation, mais aussi embarrassé de constater que «les tribunaux népalais avaient réussi en 49 jours ce que la justice canadienne n’avait pu accomplir en 15 ans».