La Couronne veut criminaliser le jugement du policier, dit l’avocat de Forcillo

TORONTO – L’avocat d’un policier de Toronto subissant son procès pour avoir tué un adolescent à bord d’un tramway vide a demandé au jury d’acquitter son client, disant, mardi, que la poursuite tentait de «criminaliser un jugement de valeur» fait par un premier répondant.

L’agent James Forcillo a plaidé non coupable à des accusations de meurtre non prémédité et de tentative de meurtre relativement à la mort par balle de Sammy Yatim, 18 ans, dont la mort avait semé la colère à travers la ville il y a deux ans et demi.

Alors que le procès tire à sa fin, l’avocat de James Forcillo a fait valoir au jury que la décision dans cette affaire se devait d’être basée sur la preuve entendue, et non par empathie pour une partie ou une autre.

Dans sa plaidoirie finale, Me Peter Brauti a affirmé que l’agent James Forcillo n’était pas coupable de meurtre, de tentative de meurtre, «ou de toute autre infraction criminelle».

L’avocat a ajouté croire que la poursuite tentait, en fait, de «criminaliser un jugement de valeur».

Les procureurs de la Couronne arguent que les agissements de James Forcillo n’étaient ni nécessaires ni raisonnables. Me Brauti rétorque que les gestes du policier étaient justifiés, et effectués en légitime défense.

«Pour être clair, personne n’aime le résultat final dans cette affaire, a dit Me Brauti. Il n’y a pas de doute que, bien que M. Yatim semble ne pas avoir été un jeune homme parfait, il sera regretté par sa famille. La solution dans cette affaire n’est pas de soutirer l’agent Forcillo à sa famille. Là n’est pas la justice.»

Selon ce qui a été dit devant le jury, le soir fatidique de juillet 2013, Sammy Yatim avait pris de l’ecstasy avant d’embarquer dans un tramway, où il a sorti un petit couteau, déclenchant une évacuation de tous les autres usagers dans la panique, à l’arrêt suivant.