La famille d’un journaliste emprisonné en Égypte se permet d’être optimiste

La famille d’un journaliste canado-égyptien emprisonné au Caire fait preuve d’un certain optimisme après que le président égyptien a dit craindre l’impact négatif de l’affaire sur la réputation de son pays.

Plusieurs observateurs internationaux ont décrit le procès de Mohamed Fahmy comme étant une véritable farce. Un juge a condamné à sept ans de prison l’homme de 40 ans, reconnu coupable d’avoir compromis la sécurité nationale et offert du soutien aux Frères musulmans. La peine est tombée il y a deux semaines.

Le président égyptien, Abdel-Fattah al-Sissi, avait initialement déclaré qu’il ne souhaitait pas intervenir dans les décisions de la cour ou le processus judiciaire. Il a cependant par la suite déclaré à certains médias égyptiens que les lourdes peines imposées à M. Fahmy et ses collègues avaient eu un impact «très négatif» sur la réputation du pays.

Il a ajouté qu’il aurait préféré que les journalistes ne subissent pas de procès et qu’ils soient plutôt déportés immédiatement après leur arrestation, mais il n’a pas indiqué qu’ils pourraient bénéficier de sa clémence.

Le frère de Mohamed Fahmy, Sherif, a confié lundi que sa famille ne voulait pas s’emballer devant les propos du président, mais qu’elle se permettait d’espérer que les mots de M. al-Sissi laissent croire qu’un pardon est possible.

M. Fahmy et deux confrères — l’Australien Peter Greste et l’Égyptien Baher Mohamed — travaillaient pour la chaîne anglaise d’Al-Jazira lorsqu’ils ont été arrêtés le 29 décembre.

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