La FQM se réjouit de voir les libéraux relancer le programme des mini-centrales

QUÉBEC – La Fédération québécoise des municipalités (FQM) croit que la relance du programme de mini-centrales hydroélectriques, aboli par le Parti québécois, témoigne de l’intention des libéraux de développer l’économie des régions.

Le président de la FQM, Richard Lehoux, n’était pas surpris, mercredi, de voir le premier ministre Philippe Couillard en faire l’annonce dans son discours d’ouverture à l’Assemblée nationale.

«On le revendiquait depuis plusieurs mois, on n’est pas surpris, on est heureux, a-t-il dit. (…) Le message du premier ministre est très clair aujourd’hui en lien avec les régions du Québec et la prospérité de nos régions.»

Selon M. Lehoux, l’intervalle entre l’abolition des péquistes et la relance des libéraux n’aura pas d’impact significatif sur les projets de mini-centrales qui avaient été écartés.

«Les projets ont été mis de côté il y a environ 18 mois. Ce qui est important pour nous, c’est vraiment de voir apparaître ça dans les cartons du gouvernement du Québec», a-t-il dit.

Dans un contexte où Hydro-Québec nage dans les surplus et doit vendre son électricité à rabais sur les marchés d’exportation, les péquistes avaient décidé d’annuler six projets de mini-centrales situés dans des régions québécoises.

L’annulation du programme, qui avait provoqué la colère de la FQM, devait générer des économies annuelles de 24 millions $, selon des estimations péquistes.

Lors d’un échange avec la presse parlementaire à l’Assemblée nationale, M. Lehoux a exprimé le souhait que le gouvernement autorisera plus que les six projets lancés à l’origine par le gouvernement libéral de Jean Charest.

«L’avantage, au niveau de l’ensemble des régions du Québec, c’est de pouvoir avoir un moteur économique dans nos régions pour dynamiser les milieux, a-t-il dit. Je pense que c’est des arrivées de sous importantes en région pour maintenir le développement économique de nos régions.»

M. Lehoux croit que bientôt les surplus d’électricité trouveront de nouveaux marchés.

«Les surplus sont quand même pas très importants, on parle à peu près d’un pour cent des surplus. Je pense que dans un avenir à moyen terme, il y aura un besoin accru et on sera prêt à répondre à la demande», a-t-il dit.

Par ailleurs, le maire de Montréal, Denis Coderre, a salué l’intention renouvelée dans le discours de M. Couillard de doter sa ville et celle de Québec de pouvoirs accrus en matière de taxation.

«Le climat de confiance est total. La première chose que je remarque, c’est qu’on veut redonner cette autonomie aux municipalités. Aujourd’hui on a envoyé un message très clair, a-t-il dit. On ne parle plus maintenant de créatures des provinces, on parle d’ordre de gouvernement de proximité et ça c’est essentiel.»

M. Coderre croit que le gouvernement va dans la bonne direction concernant la réforme des régimes de retraite des employés municipaux. M. Couillard a promis un projet de loi qui cherchera à régler le problème de solvabilité des régimes de retraite municipaux qui totalisent des déficits estimés par le premier ministre à 5 milliards $

«S’il y a un déficit structurel, on doit s’y attaquer», a dit M. Coderre.