Trois policiers ont été tués et deux blessés dans une fusillade à Moncton

MONCTON, N.-B. – Trois de ses policiers ont été tués et deux autres blessés lors d’une fusillade, mercredi, a indiqué la Gendarmerie royale du Canada au Nouveau-Brunswick.

Une chasse à l’homme est en cours dans le nord de Moncton. La GRC recherche Justin Bourque, un individu de 24 ans de Moncton. Elle a aussi transmis sur son compte Twitter la photographie du suspect portant des vêtements de camouflage militaire et armé de deux fusils.

Un porte-parole de la GRC, Paul Greene, a confirmé la mort des trois officiers. Il a aussi indiqué que la vie des policiers blessés n’était pas en danger.

Le Réseau de santé Horizon, la régie publique qui exploite 12 hôpitaux au Nouveau-Brunswick, a indiqué sur son site Internet que deux patients souffrant de blessures par balle avaient été admis à l’Hôpital de Moncton.

Il a indiqué plus tard sur son compte Twitter que «l’Hôpital de (Moncton) est restreint aux visiteurs des patients gravement malades».

Les recherches se sont déroulées près du Colisée de Moncton. Les autorités ont demandé aux résidants de ce secteur de demeurer chez eux et de verrouiller leurs portes. Elle a aussi prié les automobilistes d’éviter ce secteur.

Peu avant minuit, heure locale, les autorités ont indiqué que l’homme n’avait toujours pas été retrouvé. Elles ont ensuite établi de barrages routiers sur plusieurs artères de Moncton.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, David Alward, s’est dit «surpris et attristé par l’incident tragique qui s’est produit ce soir à Moncton».

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Steven Blaney s’est dit «ébranlé par la tragédie de Moncton».

Un témoin de la scène, Danny Leblanc, a raconté avoir vu le tireur de loin. Celui-ci se tenait debout au milieu de la rue, son arme pointée vers les autos de police. M. Leblanc a cru qu’il s’agissait d’un officier de la GRC lorsqu’il a entendu le son d’une arme automatique provenir de l’endroit où se tenait l’homme.

«L’homme était debout et regardait dans notre direction», a-t-il dit.

M. Leblanc a alors retraité vers son domicile où il s’est enfermé en compagnie de sa femme et de ses jeunes enfants. Un de ses voisins a indiqué sur les réseaux sociaux que la fenêtre de sa cuisine avait été fracassée par un projectile.

«C’est fou. On échange avec nos amis par Facebook. On n’ira pas se coucher tant que le gars n’aura pas été arrêté. Je suis certain que personne ne dort à Moncton parce qu’il semble être partout à la fois.»

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Quelqu’un va venir nous parler du contrôle des armes à feu dans 3…2…1…