La grève d’un jour d’enseignants de cégep pour le 1er mai est bloquée

MONTRÉAL – La Commission des relations du travail ordonne aux enseignants de cégep ayant voté une journée de grève de se présenter en classe, vendredi.

Un nombre important d’enseignants de cégep avait voté pour une journée de grève à l’occasion de la Journée internationale des travailleurs du 1er mai, qui doit donner lieu à de multiples manifestations, en outre contre les politiques d’austérité du gouvernement du Québec.

La décision de la Commission, rendue jeudi à la suite d’une audience publique tenue la veille, concerne la Fédération nationale des enseignants et enseignantes du Québec (FNEEQ-CSN), la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ) ainsi que les syndicats qui y sont affiliés.

L’organisme dit avoir conclu que leur droit de grève n’était pas acquis, et que la population a droit aux services qu’elle reçoit normalement.

Dans sa décision, la Commission ordonne aux fédérations et syndicats de prendre les mesures nécessaires pour que les enseignants qu’ils représentent fournissent vendredi leur prestation normale de travail et «s’abstiennent de participer à toute cessation concertée de travail».

La Commission reconnaît que la démarche des cégeps et des associations accréditées concernées démontrait un «réel souci de limiter les impacts de la grève prévue pour le 1er mai sur les étudiants», notamment en permettant la reprise des cours, mais ajoute que les dispositions prévues au Code du travail n’étaient pas respectées.

L’organisme souligne par ailleurs que le Comité patronal de négociation des collèges a déposé une demande d’ordonnance à seulement trois jours de la date annoncée de la grève.

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