Procès Oland: le juge donne des instructions au jury sur l’enquête policière

SAINT-JEAN, – Le juge au procès pour meurtre de Dennis Oland a donné des instructions au jury, mardi, relativement à des éléments de preuve qui suggèrent que l’enquête policière a été «inadéquate» dans ce dossier.

Le juge John Walsh de la Cour du Banc de la Reine a ajouté qu’il reviendrait au jury de décider si ces éléments de preuve, pris seuls ou examinés en concomitance avec d’autres, créent un doute quant à la culpabilité du suspect.

Dennis Oland a plaidé non coupable à une accusation de meurtre non prémédité pour la mort de son père, l’homme d’affaires Richard Oland, dont le corps a été retrouvé dans son bureau de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick, le matin du 7 juillet 2011.

Dans ses commentaires au jury, John Walsh n’a pas spécifié quels éléments de preuve laissaient croire que l’enquête policière avait été bâclée.

Le jury a entendu plusieurs témoignages faisant état du travail des policiers pendant le procès.

L’ex-sergent d’état-major Mike King a allégué que le chef adjoint Glen McCloskey lui avait demandé de ne pas révéler que M. McCloskey était entré sur la scène de crime. Celui-ci, qui était enquêteur à l’époque, a nié l’allégation devant la cour.

Le jury a également entendu le témoignage d’un expert en éclaboussures de sang de la Gendarmerie royale du Canada, qui a analysé la scène de crime quatre jours après que M. Oland eut été trouvé mort. Le sergent Brian Wentzell a expliqué que lorsqu’il était arrivé sur place, le sang avait eu le temps de sécher et qu’il commençait à s’écailler sur le plancher, ce qui avait nui à son travail.

Le jury a été informé que M. Oland était décédé après avoir reçu 40 coups à la tête et au cou.

Plus tôt dans la journée, l’associé de Richard Oland avait affirmé que rien ne laissait présager que la journée du 6 juillet 2011 serait funeste pour l’homme d’affaires.

Robert McFadden a déclaré que la journée s’était déroulée normalement, quelques heures avant que M. Oland soit assassiné.

M. McFadden a précisé que Richard Oland avait eu un rendez-vous ce jour-là au sujet de son assurance-vie et qu’il avait travaillé dans son bureau le reste de la journée.

Il a ajouté que le défunt revenait tout juste d’un voyage de pêche et de voile.

Les deux hommes s’étaient connus en 1981, lorsque le témoin était président des Jeux du Canada qui devaient se dérouler à Saint-Jean.

M. McFadden et le fils de Richard Oland, Dennis, étaient les exécuteurs testamentaires de la victime et ils sont, depuis sa mort, à la tête des compagnies qu’il possédait.

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