La PM de la Colombie-Britannique ne croit pas à la souveraineté du Québec

SAINT-JEAN, T.-N.-L. – La première ministre de la Colombie-Britannique s’est invitée vendredi dans le débat nationaliste du Québec, lorsqu’elle a minimisé les chances du Parti québécois (PQ) de revigorer la flamme séparatiste dans la province.

Le chef du PQ, Pierre Karl Péladeau, n’a pas attendu longtemps avant de réagir.

Lors de la conférence de presse de clôture au Conseil de la fédération à Saint-Jean, Terre-Neuve, Christy Clark a déclaré que le PQ avait échoué dans ses tentatives précédentes de faire l’indépendance et qu’il n’aurait guère plus de succès à l’avenir.

Elle a dit croire que les enjeux liés à la Constitution sont moins importants pour les Canadiens, qui sont intéressés par la participation du Canada à l’étranger.

Le Québec est un endroit différent d’il y a 20 ou 30 ans, a-t-elle ajouté.

Elle a expliqué que les citoyens du Québec n’étaient pas tellement différents de ceux de la Colombie-Britannique.

«Il y a une génération de gens qui sont des citoyens du monde, qui regardent en avant, qui sont intéressés à créer de la richesse, à construire leur vie, à être capables de faire partie du monde — pas seulement du Québec ou d’une partie du Canada», a-t-elle déclaré.

Mme Clark croit que Pierre Karl Péladeau, qui, dès son élection, a indiqué très clairement ses intentions de poursuivre l’objectif d’un Québec indépendant, ne réussira pas.

«Je sais que M. Péladeau a de grandes ambitions. Je pense qu’il ne verra pas ces ambitions se réaliser à long terme», a-t-elle dit.

Dans un communiqué publié par la suite, le chef du PQ a tenu à «réaffirmer que c’est aux Québécoises et aux Québécois qu’appartiennent les décisions sur l’avenir politique de la nation québécoise».

«L’avenir de notre nation ne se décide pas en Colombie-Britannique, en Saskatchewan ou ailleurs, il se décide ici, au Québec», a-t-il fait valoir.

«(Le projet de la souveraineté) n’est en rien incompatible avec la réussite des provinces canadiennes. Tout comme il n’y a aucune incompatibilité entre l’ouverture sur le monde et l’importance pour le Québec de parler de sa propre voix à l’international, a-t-il ajouté. J’entends bien continuer le dialogue avec l’ensemble de la population québécoise, mais aussi avec nos partenaires canadiens, et ce, chaque fois que j’aurai l’occasion de le faire.»

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