La réforme électorale permettra une hausse indirecte des dépenses, dit un ex-DGE

OTTAWA – Un ancien directeur général des élections (DGE) a affirmé, mercredi, que la réforme de la loi électorale proposée par le gouvernement Harper permettrait aux partis politiques d’augmenter de manière importante leurs dépenses durant les campagnes.

Les partis de l’opposition ont pour leur part déclaré que cette refonte bénéficierait surtout à la formation ayant le plus de moyens financiers, en l’occurrence les conservateurs du premier ministre Stephen Harper.

Selon l’ex-DGE Jean-Pierre Kingsley, c’est une mauvaise idée de retirer les frais relatifs aux collectes de fonds de la liste des dépenses électorales des partis, qui sont soumises à un plafond.

M. Kingsley a soutenu que cette mesure était une façon détournée de hausser ce plafond et que cela s’ajoutait à l’augmentation de cinq pour cent des dépenses électorales déjà suggérée par le projet de loi.

Le leader du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, a indiqué que l’exemption des dépenses liées aux campagnes de financement était juste une autre preuve que le gouvernement avait «pipé les dés» en faveur des conservateurs dans sa réforme électorale.

M. Mulcair a avancé que l’objectif principal du projet de loi était de rendre la vie plus facile aux conservateurs, qu’il a qualifiés de «tricheurs en série».