La résistance aux antibiotiques s’est propagée à toute la planète

LONDRES – Les bactéries résistantes aux antibiotiques se sont maintenant propagées à toute la planète, ce qui pourrait vouloir dire que des infections mineures se révéleront dorénavant mortelles, prévient une étude publiée mercredi par l’Organisation mondiale de la Santé.

L’OMS précise que son premier examen mondial du problème de la résistance aux antibiotiques a découvert des taux très élevés de bactéries E. coli résistantes, qui peuvent provoquer des problèmes allant des infections de la peau à la méningite.

L’agence onusienne souligne que dans certains pays, le traitement de cette bactérie se révèle inefficace chez plus de la moitié des patients.

L’étude de l’OMS a aussi découvert des taux inquiétants de résistance chez d’autres bactéries, comme celles qui causent couramment la pneumonie ou la gonorrhée.

Un directeur de l’OMS, le docteur Keiji Fukuda, a prévenu que des mesures d’urgence sont nécessaires, faute de quoi des infections courantes et des blessures mineures qu’on soigne facilement depuis des décennies pourraient de nouveau se révéler mortelles.

L’OMS a reconnu être incapable de valider les données fournies par certains pays et précisé que d’autres ne disposent d’aucune information.

Les experts de la santé publique s’inquiètent depuis longtemps de l’antibiorésistance. Aucune nouvelle catégorie d’antibiotiques n’a été découverte en plus de 30 ans.

L’OMS demande à la population d’utiliser des antibiotiques uniquement lorsqu’ils sont prescrits par un médecin, de prendre la totalité de leur prescription et de ne jamais partager leurs antibiotiques avec quelqu’un d’autre.