La thèse de «l’obèse en santé» est remise en question par ces chercheurs

MONTRÉAL – Les obèses qui ne présentent aucun signe de maladie cardiovasculaire témoignent néanmoins d’une prévalence plus importante d’accumulation hâtive de plaques dans leurs artères, comparativement aux gens de poids normal, démontre une étude publiée mercredi dans les pages du Journal of the American College of Cardiology.

Cette étude remet en question le concept des «obèses en santé». Les chercheurs recommandent donc que tous les obèses soient informés de leurs risques de maladie cardiovasculaire, et qu’on leur fournisse les conseils appropriés pour réduire leur poids.

L’obésité mène souvent à la maladie cardiovasculaire en raison de la dyslipidémie (des taux anormalement élevés de gras ou de cholestérol dans le sang), de l’hyperglycémie (taux élevé de sucre dans le sang) ou de l’hypertension artérielle — des problèmes qui accompagnent fréquemment l’obésité.

Les auteurs de la nouvelle étude ont examiné près de 15 000 Coréens âgés de 30 à 59 ans et à qui on ne connaissait aucune maladie cardiovasculaire. Les obèses avaient une prévalence nettement plus élevée d’athérosclérose (accumulation hâtive de plaques dans les artères) que les gens de poids normal.

L’athérosclérose, si elle n’est pas traitée, peut notamment mener à un infarctus du myocarde ou à une mort cardiaque soudaine, pour ne nommer que ces problèmes.

L’auteur principal de l’étude, le docteur Yoosoo Chang, explique que la maladie cardiovasculaire est possiblement en train de s’installer dans l’organisme des obèses, même s’ils n’en montrent aucun signe, et que leur médecin ne doivent pas automatiquement conclure que leurs patients obèses sont «en santé».