La «Veuve noire de Sydney» ne peut obtenir une libération anticipée

MONCTON, N.-B. – Une octogénaire de Nouvelle-Écosse condamnée à près de trois ans de prison pour avoir administré, à son insu, des tranquillisants à son nouvel époux, pendant leur voyage de noces, n’a pu obtenir une libération anticipée.

Melissa Ann Shepard avait déjà été reconnue coupable d’homicide à la suite du décès, en 1992, de son deuxième époux, Gordon Stewart, qu’elle avait drogué avant de rouler en voiture sur son corps à deux reprises. Elle avait aussi été condamnée en 2005 à cinq ans de prison pour avoir détroussé un homme de Floride qu’elle avait connu sur internet.

Celle que l’on a surnommé «la veuve noire» avait été condamnée en juin 2013, à Sydney, à une peine de deux ans, neuf mois et 10 jours de prison, cette fois pour avoir «administré une substance délétère» et avoir omis de «fournir les choses nécessaires à l’existence de son époux», Fred Weeks, âgé de 76 ans, qu’elle venait tout juste de marier.

La Commission des libérations conditionnelles a indiqué, dans sa décision récente, que Shepard avait été trouvée en possession de six bouteilles de gouttes ophtalmiques. Or, même si ce médicament lui avait été prescrit, la commission estime que la quantité retrouvée en sa possession était excessive — que le produit aurait pu être utilisé pour causer des préjudices à autrui.

La commission soutient que Shepard a une propension à mentir et qu’elle est incapable de mesurer les conséquences de ses actes. Estimant que le risque de récidive est toujours le même, la commission a donc rejeté la demande de libération anticipée.