L’AMC dévoile son rapport sur le suicide assisté après avoir sondé les médecins

TORONTO – L’Association médicale canadienne (AMC) a dévoilé les résultats d’une consultation majeure effectuée auprès de ses membres au sujet du meilleur cadre pour le suicide médicalement assisté, un sujet qui continue de diviser les médecins au pays.

Des enjeux soulevés par les médecins en lien avec la décision de la Cour suprême du Canada d’annuler l’interdiction du suicide médicalement assisté formeront la base d’un débat qui aura lieu entre les délégués à la réunion annuelle de l’association la semaine prochaine à Halifax.

L’AMC dit que les résultats de ce débat constitueront la base de sa contribution au comité fédéral qui doit consulter les Canadiens à ce sujet et au groupe de discussion provincial-fédéral récemment formé pour se pencher sur cette question.

Dès février, un médecin pourra légalement aider un patient qui souffre atrocement à mettre fin à sa vie, à moins que le Parlement n’adopte une nouvelle loi pour remplacer les articles déclarés inconstitutionnels par le plus haut tribunal du pays.

Le sujet le plus débattu dans cette conversation en ligne était comment réconcilier le droit d’un médecin de refuser d’offrir le suicide assisté et ceux des patients admissibles à ce service.

Le rapport de l’AMC, qui résume la consultation menée du 8 juin au 20 juillet, inclut 545 commentaires mis en ligne par 595 membres sur des sujets fondamentaux entourant le cadre anticipé pour le suicide assisté.

Le président de l’AMC, Chris Simpson, a dit que la société était à un moment charnière pour établir comment respecter la décision de la Cour suprême tout en protégeant les droits des plus vulnérables.