Langues officielles: la commissaire parle de «sérieuses lacunes» au N.-B.

FREDERICTON – La commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick affirme que le manque de clarté dans la définition des niveaux de compétence en langue seconde des employés bilingues et un manque de contrôle compromettent la qualité des services gouvernementaux.

Katherine d’Entremont a publié, mardi, son premier rapport annuel, appelant à des améliorations dans l’offre de services gouvernementaux tant en français qu’en anglais.

Mme D’Entremont a constaté de «sérieuses lacunes» quant à la détermination des besoins en personnel bilingue, aux niveaux requis de compétence en langue seconde et à l’efficacité de la formation linguistique pour les fonctionnaires.

La commissaire a ajouté que ces lacunes sont souvent à l’origine des plaintes reçues par l’organisme, et qu’elles «doivent être corrigées».

Mme d’Entremont estime aussi que les deux régies de la santé se doivent de redoubler d’efforts afin de se conformer pleinement à leurs obligations linguistiques. Elle a affirmé que l’accès à des soins de santé en français était l’exception plutôt que la règle dans certains établissements de la province.

Le Nouveau-Brunswick est, depuis 1969, la seule province officiellement bilingue au Canada.