L’armée canadienne s’inquiète de possibles drones espions dans l’Arctique

OTTAWA – La direction du renseignement militaire canadien s’est penchée sérieusement sur la possibilité que les Russes — et même les Chinois — utilisent des drones pour espionner dans l’Arctique canadien.

Le rapport considérablement caviardé obtenu par La Presse Canadienne a été relayé aux proches alliés du Canada alors que la Russie de Vladimir Poutine stationne des troupes dans une base nordique près de la frontière avec la Finlande, dans le cadre d’un important déploiement militaire dans la région.

L’analyse d’Ottawa, refilée aux partenaires du Groupe des cinq — Australie, États-Unis, Nouvelle-Zélande et Royaume-Uni — revêt une importance significative car le Canada, contrairement à la plupart de ses alliés, tire de l’arrière en matière de drones de surveillance.

La surveillance du Grand Nord devient aussi plus importante depuis que le gouvernement Poutine a annoncé récemment le déploiement en Arctique de deux brigades d’infanterie mécanisées — et peut-être d’une brigade maritime —, et l’installation d’un important quartier général de commandement pour le Nord.

Le rapport du renseignement militaire canadien rappelle la prolifération des drones commerciaux peu coûteux, à la technologie rudimentaire. Il signale aussi que les militaires russes et chinois pourraient lancer leurs drones à partir des glaces polaires, de sous-marins ou encore de bombardiers à long rayon d’action.

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