Le budget des libéraux ontariens est adopté malgré les critiques de l’Opposition

TORONTO – Le budget du gouvernement libéral de l’Ontario, qui prévoit un déficit de 12,5 milliards $ cette année, a été adopté jeudi à l’Assemblée législative par 56 voix contre 37.

C’est le même budget qui avait provoqué en mai le déclenchement d’élections générales pour le 12 juin, mais comme les libéraux forment maintenant un gouvernement majoritaire, il était quasi assuré d’être adopté par Queen’s Park.

Le budget de 130,4 milliards $ prévoit notamment des investissements de 29 milliards $ dans les transports pour la prochaine décennie, 2,5 milliards $ additionnels en subventions aux entreprises d’ici 10 ans, et la mise sur pied d’un régime de retraite provincial.

Les progressistes-conservateurs croient que ce budget poussera les agences de notation à réduire la cote de crédit de l’Ontario, ce qui ferait augmenter le montant que la province devra consacrer au service de la dette.

Les néo-démocrates affirment pour leur part que le budget est plein de belles promesses mais qu’il dissimule des suppressions d’emplois dans la fonction publique et un projet de vente d’actifs provinciaux, notamment dans le secteur de l’électricité, afin d’atteindre le déficit zéro.

Mais le ministre des Finances, Charles Sousa, a soutenu que ce budget avait été avalisé par les électeurs lors du scrutin du 12 juin, qui a accordé un mandat majoritaire aux libéraux.

«C’est en investissant dans de nouvelles initiatives que nous deviendrons une province plus forte au cours des prochaines années, en investissant dans les infrastructures et en améliorant la compétitivité», a-t-il dit. «Je crois que cela constitue de bonnes nouvelles, parce qu’on prévoit aussi l’équilibre budgétaire d’ici 2017-2018.»

Les travaux de la Chambre ont été ajournés jeudi jusqu’au 20 octobre, mais les trois partis ne chômeront pas d’ici là: les libéraux devront affronter les syndicats du secteur public dès septembre, les progressistes-conservateurs tiendront une course à la direction suite à la démission de leur chef, Tim Hudak, et les néo-démocrates, comme eux, devront réparer les pots cassés après des résultats électoraux décevants.