Le Canada vote contre la résolution pour hisser le drapeau palestinien à l’ONU

NEW YORK, États-Unis – Le Canada s’est joint à Israël, aux États-Unis et à six autres pays, jeudi, et a voté contre une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies pour permettre aux Palestiniens et au Vatican de hisser leur drapeau respectif au siège de l’Organisation des Nations unies (ONU) à New York.

Mais les Palestiniens pourront tout de même franchir cette étape symbolique dans la poursuite de la reconnaissance de leur futur État, puisque 119 pays ont voté pour, tandis que 45 se sont abstenus.

La résolution permet aux non-membres observateurs de l’ONU de hisser leur drapeau aux côtés de ceux des 193 pays membres.

Les Territoires palestiniens et le Vatican sont les seuls observateurs à l’ONU, mais le Saint-Siège a retiré sa demande, affirmant qu’il n’allait pas lever le drapeau avant la visite du pape François aux Nations unies, prévue plus tard ce mois-ci.

L’ambassadeur palestinien à l’ONU, Riyad Mansour, a salué ce «vote historique», affirmant qu’il s’agissait d’un «autre pas vers la réalisation de la promesse d’indépendance faite au peuple palestinien il y a près de sept décennies».

La semaine dernière, il avait indiqué que les Palestiniens aimeraient que le président Mahmoud Abbas hisse le drapeau après son discours à l’assemblée annuelle des chefs d’État et de gouvernement du monde le 30 septembre.

«Bien sûr, nous savons que d’avoir notre drapeau ne mettra pas fin à l’occupation israélienne et ne résoudra pas le conflit immédiatement», a déclaré M. Mansour.

«Mais hisser notre drapeau signalera à notre peuple que sa liberté est inévitable, et que la communauté internationale le soutient dans sa quête de justice.»

L’ambassadeur israélien à l’ONU, Ron Prosor, a minimisé l’impact de la résolution, affirmant qu’il s’agissait uniquement d’une «séance photo» et que cela ne ferait pas augmenter les chances d’un accord de paix. Dans son discours final à l’ONU, il a toutefois dit avoir hâte à ce jour.

«L’histoire nous a prouvé que les négociations pouvaient être fructueuses, que la paix est possible et que l’on peut créer une nouvelle réalité pour le peuple de la région. J’ai hâte au jour où je verrai l’image d’un premier ministre israélien et d’un leader palestinien côte à côte, hissant les drapeaux de nos deux peuples, vivant ensemble dans la paix.»