Le contrebandier de défenses de narval a été relâché au Nouveau-Brunswick

FRÉDÉRICTON, – Un Néo-Brunswickois reconnu coupable d’avoir effectué de la contrebande de 250 défenses de narval aux États-Unis a été remis en liberté alors qu’il tente de porter sa cause jusqu’en Cour suprême afin d’éviter d’être extradé.

Gregory Logan, de Woodman’s Point, souhaite que le plus haut tribunal du pays entende son appel d’une décision rendue plus tôt ce mois-ci par la Cour d’appel du Nouveau-Brunswick, qui a confirmé qu’il devait être extradé vers les États-Unis.

M. Logan avait été condamné en 2013 par un tribunal néo-brunswickois. Il a reçu une amende record de 385 000 $, en vertu d’une loi sur la réglementation et la protection de la faune et la flore sauvage, et une peine de huit mois à purger dans la communauté.

Selon Environnement Canada, M. Logan a acheté les défenses dans le nord du Canada. Il a violé la loi en les faisant passer illégalement dans un pays où l’importation de mammifères marins est interdite.

Le contrebandier a attaché les défenses d’ivoire sous un véhicule pour traverser la frontière. Il a vendu le butin à huit personnes d’endroits différents, du Maine à Hawaï.

En 2012, M. Logan a été mis en accusation au Maine pour importation illégale et blanchiment d’argent. Les États-Unis ont obtenu un arrêté d’extradition. L’accusé l’a toutefois porté en appel et a demandé une révision judiciaire de l’ordre du ministre de la Justice.

Selon M. Logan, s’il devait être jugé à nouveau aux États-Unis, il pourrait être condamné deux fois pour le même crime.

En rendant sa décision vendredi, le juge Bradley Green a expliqué que la détention de M. Logan «n’était pas nécessaire dans l’intérêt public».

M. Logan devra toutefois se rendre avant 16 h au Centre correctionnel de Saint-Jean une journée avant que la Cour suprême fasse savoir si elle entendra ou non son appel.

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