Le CRTC veut mesurer l’accès à internet partout au pays

OTTAWA – La politique actuelle du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes vise à ce que «les Canadiens de toutes les régions aient un accès internet à faible vitesse»: le CRTC veut maintenant passer à une autre vitesse.

Après l’avoir fait pour la télévision, l’an dernier, le CRTC lance donc un vaste processus de consultations, qui accueillera d’abord les commentaires des citoyens, jusqu’à une consultation publique à l’automne 2015. Le CRTC tiendra enfin une importante audience publique sur le sujet, à compter du 11 avril 2016 à Gatineau.

Le CRTC veut notamment savoir des consommateurs quelles régions du Canada ne seraient pas desservies adéquatement par les entreprises de télécommunications. Le conseil veut aussi déterminer les services qui devraient être identifiés comme «nécessaires» afin que les Canadiens puissent participer à l’économie numérique.

Le CRTC souhaite par ailleurs connaître «les vitesses de téléchargement et de téléversement qui seraient requises en cette ère numérique».

Le processus de consultations permettra aussi «d’examiner le rôle du CRTC pour assurer la disponibilité des services de télécommunication de base à tous les Canadiens».

Les commentaires pour la première phase de consultations doivent être acheminés au CRTC avant le 30 juin.

«Grâce au service internet à large bande, les Canadiens ont accès à une gamme de services importants en ligne, dont des services de santé, éducatifs, bancaires et gouvernementaux», rappelle le CRTC. Or, tous les citoyens ne sont pas égaux en matière de services internet.

«Au fur et à mesure que nos habitudes changent en cette ère numérique, les services de télécommunication doivent être au diapason, indique le président du CRTC, Jean-Pierre Blais. Les Canadiens se tournent vers l’avenir et le CRTC veut s’assurer que la technologie dont ils dépendent les y accompagne.»

Le CRTC a annoncé le lancement de sa consultation, jeudi, en même temps qu’il déposait son rapport sur l’examen du marché canadien des services de diffusion par satellite, commandé en 2014 à une de ses conseillères.

Candice Molnar a constaté notamment que les communautés qui dépendent de services par satellite continuent d’être desservies presque exclusivement par le réseau satellite de Télésat. Elle recommande que le CRTC entame un processus de révision du plafond des prix de Télésat, et le conseil lance donc une consultation publique à ce sujet. Les Canadiens ont jusqu’au 21 août pour déposer leurs commentaires.

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