Québec doit envisager de privatiser en partie la SAQ et Hydro, selon des experts

QUÉBEC – Le gouvernement Couillard doit envisager de privatiser partiellement Hydro-Québec et la Société des alcools (SAQ) pour remettre le Québec sur le chemin de la santé financière, selon deux experts.

Ces derniers, Luc Godbout et Claude Montmarquette, ont tracé vendredi un portrait extrêmement sombre de l’état des finances publiques, dans un rapport commandé par le gouvernement avant même d’être officiellement en fonctions.

La situation est telle, selon eux, que seul un remède de cheval pourra éviter au gouvernement d’affronter les conséquences financières d’une décote des grandes agences de notation de crédit, qui déterminent le niveau des intérêts à débourser sur les emprunts faits par Québec.

Car si le grand ménage dans les dépenses publiques n’est pas fait, «il y a quelqu’un qui va décider pour nous, et ça va être les maisons de notation, si on n’est pas crédibles. Ces gens-là vont arriver et vont poser des questions: c’est quoi votre plan?», a prévenu M. Montmarquette, en conférence de presse, en rendant public son rapport.

Or, une décote coûterait au trésor public «plusieurs centaines de millions de dollars à court terme», prévient M. Montmarquette. D’où l’importance d’avoir une approche préventive et «d’agir en amont» avant qu’il soit trop tard, renchérit l’autre expert consulté, Luc Godbout.

Dans l’esprit des auteurs du rapport d’une quarantaine de pages, le moment serait donc bien choisi pour songer à privatiser une partie des actifs de l’État.

Un scénario envisagé: céder par exemple 10 pour cent du capital d’Hydro-Québec et de la SAQ, puis verser la totalité des sommes perçues au Fonds des générations en vue de réduire la dette.

«La conjoncture, elle est bonne pour ça actuellement», selon M. Montmarquette, qui se montre très préoccupé de l’impact du vieillissement de la population, ce «déficit démographique», sur la croissance économique et la santé des finances publiques.

«C’est peut-être le bon moment de réfléchir et dire: on va changer le portefeuille d’actifs. On va l’envoyer au Fonds des générations. On va envoyer un signal aux maisons de notation qu’on prend en compte la dette», a-t-il commenté.

En 2013-2014, le gouvernement a dû payer 10,8 milliards $ uniquement en intérêts sur la dette.

Mais une éventuelle privatisation d’actifs ne suffirait pas à elle seule à régler le problème, qui a pris des proportions endémiques. Pour sortir l’État québécois du gouffre budgétaire, les économistes estiment que Québec doit prendre dès maintenant toute une série de moyens radicaux, qui risquent de faire plus mal les uns que les autres: gel de la masse salariale de la fonction publique, hausse (et non une simple indexation comme le préconise le gouvernement) des tarifs de garderies, imposition de tarifs à des services gouvernementaux actuellement gratuits, révision des programmes sociaux et réévaluation des subventions et crédits d’impôt aux entreprises.

Seul un plan d’austérité ambitieux pourrait, selon eux, permettre au gouvernement Couillard d’espérer atteindre la cible prévue par l’ancien gouvernement péquiste, soit un déficit de 1,75 milliard $ en 2014-2015, prélude à l’atteinte de l’équilibre budgétaire en 2015-2016.

Or, pour respecter la cible fixée à 1,75 milliard $ pour l’année en cours, on sait maintenant que Québec doit trouver quelque part 3,7 milliards $. La commande est énorme.

En 2013-2014, le déficit devrait dépasser de 645 millions $ la cible prévue de 2,5 milliards $.

Par ailleurs, les deux experts recommandent aussi une révision de la fiscalité, ce que s’est déjà engagé à faire le premier ministre Philippe Couillard.

Ils recommandent de plus de privilégier une gestion des dépenses gouvernementales à plus long terme, pouvant s’étaler sur plusieurs années.

Selon eux, il faudrait également que les élections à date fixe soient précédées d’un rapport sur l’état des finances publiques, lui aussi publié à date fixe.

Luc Godbout est directeur du département de la fiscalité à l’Université de Sherbrooke et Claude Montmarquette enseigne la science économique à l’Université de Montréal.

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S’ils restent des monopoles cautionnés par l’état je ne vois aucun intérêt à privatiser patiellement la SAQ ou HQ en vendant des actions, cela ne ferait qu’échanger du cash à court terme contre moins de revenus à long terme.

Pire, privatiser partiellement de cette façon ne ferait que renforcer la situation de monopole de ces entreprises, en effet on ne pourrait légiférer pour briser leur monopole et exposer ces entreprises à la concurrence sans léser les investisseurs privés.

Par contre une mesure qui serait réellement stimulante pour l’économie serait de permettre aux épiceries et aux autres entreprises de concurrencer librement la SAQ. Côté HQ il serait possible (comme en Suède et en Norvège) de privatiser totalement la division de distribution d’électricité.

Avant de sortir les gros sabots de la privatisation, qui est let motive des libéraux.
On devrait commencer par mettre en place des vrais gestionnaires et non des amis au goût du pouvoir à la tête d’Hydro et de la SAQ. On trouverait des sommes astronomique de gaspillage

Et c’est reparti pour la privatisation. J’espère que vous ferz parler des experts contre la privatisation.

Il n’y aura pas de décotation du Québec. Tant que la province possède Hydro-Québec elle est en meilleure santé financière qu’il n’y parait. C’est comme posséder une grande maison avec une grande hypothèque.

Il est beaucoup plus important de travailler a controler les dépenses de l’état en premier lieu que de vendre ses parts pour combler un déficit.

Enfin, il ne reste qu’une quinzaine d’années a supporter l’age d’or des babyboomer, après cette étape, il va être beaucoup plus facile de dégager des surplus et de rembourser la dette.

Pour des économistes, ils manquent sérieusement de vision.

On l’a construit, on a payer pour et maintenant ils vont le revendre a rabais à leurs »généreux donateurs » qui vont augmenter les tarifs…

M. Montmarquette deviens sénile on dirait.

En plus de nous prendre pour des Imbéciles,
ils essayent et réussissent à nous voler, et ça, sous nos yeux!

L’institut économique de Montréal présente en 2009 un cahier:
Comment la privatisation d’hydro-Québec permettrait-elle d’enrichir les citoyens québécois?

Non mais, venant d’une famille qui, avec d’autres actionnaires possède la majorité des compagnies énergétique dans le monde, vendre Hydro-Québec à qui?
Vous autres j’imagine?

Dans le conseil d’administration de l’institut économique de Montréal,
On y trouve à titre de présidente du Conseil;

Mme Hélène Desmarais… Ben oui, une autre.
Se trouve également être la femme de Paul Desmarais Junior.
Elle est aussi décorée de l’Ordre du Canada.

Paul Desmarais Junior siège en tant qu’un des 19 directeurs indépendants de GDF Suez.
Suez, 1er producteur mondial d’électricité non nucléaire. 1er producteur indépendant d’électricité dans le monde.

Power corporation possède également, 50 % de Parjointco N.V.,
à qui appartient 50% Pargesa Holding S.A.
Pargesa Holding possède 50% des actions du Groupe Bruxelles Lambert (GBL),
qui détient des participations notamment dans:
Lafarge (ciment et matériaux de construction), avec 21% des actions
Imerys (minéraux industriels) avec 57% de ses actions.
Total (pétrole et gaz) avec 4% d’action.
GDF Suez (électricité et gaz), encore avec 5%,
GDF Suez Environnement, 6.9% des actions. (gestion de l’eau et des déchets)
Pernod Ricard (vins et spiritueux) 7.5% des actions.

Les Desmarais possèdent également plus de 5% du capital action d’Arkema à travers le groupe Lambert.
Arkema, très présente sur le marché des adjuvants nécessaires à la recherche du gaz de schiste. Arkema vend des monomères acryliques, des produits chimiques, plus exactement, des monomères acryliques qui servent à détacher le gaz des parois minérales

L’éolien, interdit pour Hydro-Québec de s’y aventurer qu’a tonné le premier ministre libéral Jean Charest.Mais par contre, qui possède deux projets éoliens en Ontario dont un à Pointe au Roches dans la ville de Lakeshore et un autre au Plateau Wind dans la ville de Melanchton? oui oui, GDF Suez! Encore!

Les Desmarais jouent sur tous les tableaux.

À la fin de 1996. André Caillé quitte son poste de PDG chez Noverco, la société d’investissements qui contrôle Gaz Métro, pour prendre la direction d’Hydro-Québec. Aussitôt, la société d’État se porte acquéreur de 42 % des actions de Noverco, une sous-branche de… GDF Suez encore!

40 ans après s’être débarrassée du secteur du gaz naturel.
Dès son arrivée, André Caillé rationalise la recherche et le développement et sacrifie la moitié des chercheurs de l’Institut de recherche en électricité du Québec (Pierre Couture et son moteur roue (IREQ)). Il vend des filiales d’Hydro-Québec au secteur privé.

En avril 2008, Monsieur Caillé est nommé conseiller Stratégie senior chez Junex et il siège au conseil d’administration de la compagnie. Il devient président de l’Association pétrolière et gazière du Québec

Tout le monde couche ensemble, mais y’a juste nous qui nous faisons fourrer

Jean Charest, pantin des hommes du gaz/pétrole ? Lui aussi, comme Paul Desmarais, a reçu sa médaille du président français. Que sera son emploi la fin de son mandat?

René Lévesque nous a nationalisé l’électricité au Québec pour pas que des bandits comme vous nous vendent à rabais, par la bande ce qui n’a pas de prix.

NATIONALISATION des RESSOURCES NATURELLES

Être indépendant, c’est se protéger de ses gens là.

Montmarquette et cie ne font que radoter.
J’ai 64 ans et depuis que je les entend (car je ne les écoute plus) qu’ils répètent que le Québec est à un doigt de la décote et qu’il doit vendre tout ce qui lui rapporte et qui rapportera tant et aussi longtemps qu’il les possèdera…et plus spécifiquement l’hydro-québec.
Ce sont aussi des actifs très importants et qui rentrent grandement en compte lors de l’établissement de ladite cote.

Ce qui me dérange encore plus c’est le choix de notre premier ministre et de ses sbires banquiers et de la finance élus, à choisir deux économistes qui ont la même philosophie pour faire un rapport. Ils pourront toujours faire leur Ponce Pilate après.

Il est très facile de savoir à l’avance les conclusions des économistes qui se connaissent et se supportent mutuellement, comme il est facile sur ce blogue de connaître avant de lire ce qu’on en pensera, quelle facette on présentera.

C’était prévisible.
Si le pm pense en passer une vite à la population avec l’appui et à cause de l’appui des économistes les plus à droite, je ne suis pas certain qu’il aura un mandat très calme. Les représentants des associations étudiantes ont déjà des mandats pour défendre les mesures sociales et on sait ce que cela a donné la dernière fois !!! Ça risque de brasser. Ce que j’avais « prédis » semble à l’horizon plus vite que je ne l’aurai cru.

Et une fois, ces services privatisés, où nos bons experts pensent que le parti gouvernemental irait chercher l’argent qui ne rentrerait plus dans la caisse?
Quand même drôle, qu’ils n’aient pas réfléchi à cela.
Et puis reviser la fscalité, mon oeil.
– C’est ce que Mme Marois avait tenté de faire en 2012. Et je me souviens que M. Godbout était monté aux barricades.
Il faudra surveiller ce gouvernement-là avec beaucoup d’acuité.
Ils nous ont déjà passé une belle arnaque en nous changeant le nom du Ministère des Communautés culturelles. Tant qu’à moi, ce nministère-là devrait être complètement aboli.
Ils nous font la preuve que nous n’en n’avons pas besoin puisque les immigrants refusent de s’intégrer aux valeurs québécoises.

Et la décote a déjà eu lieu sous le PLQ de Daniel Johnson fils. Et c’est sous le PQ de Jacques Parizeau que le Québec l’a retrouvé. Dans les milieux financiers, et mes sources sont solides, le PQ a mieux su gérer l’économie et nettoyer, que sous le PLQ qui a enclenché un certains nombres de questionnements quant à leur fameuse vision des deux mains sur le volant qui savent ce que sont les vraies affaires.