Le déraillement d’un train de marchandises à Banff a été causé par des fissures

BANFF, Alta. – Ce sont de petites fissures dans un rail qui ont causé le déraillement d’un train de marchandise du Canadien Pacifique, l’an dernier, dans le parc national de Banff, en Alberta, conclut le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST).

Le déraillement du train, survenu le 26 décembre 2014, avait détruit le pont qui enjambe un ruisseau près de Banff. Les wagons déraillés, chargés de cendres volantes, de soja et de lentilles, ont subi des brèches et ainsi déversé une partie de leurs produits dans le ruisseau, rappelle le BST.

Aucune blessure n’a d’abord été signalée mais un membre de l’équipe a requis des soins médicaux après avoir inhalé des cendres volantes, déchets de la combustion du charbon.

Le BST souligne que des équipes ont procédé au printemps dernier à l’enlèvement des cendres volantes du ruisseau et à la remise en état des sédiments du cours d’eau. Le suivi environnemental devrait se poursuivre sur une période de trois à cinq ans, et d’autres mesures de remise en état pourraient se révéler nécessaires, indique l’agence.

Le BST conclut qu’un joint s’est desserré et qu’il y avait de petites fissures dans le rail, des faiblesses qui se sont aggravées avec le passage des trains et du temps.

Le Bureau estime que les inspections régulières, les inspections détaillées et les inspections visuelles de la voie n’ont pas permis de constater de façon spécifique la détérioration de l’état des pièces mises en cause dans l’accident.

«L’enquête a permis de déterminer que si l’on ne reconnaît pas à temps des joints desserrés, surtout dans les environs des aiguillages (…) le mouvement relatif qui en résulte dans le joint augmente avec le temps, ce qui accroît le risque que des fissures se forment dans le rail et provoquent des déraillements par rupture de rail», écrit le BST dans son rapport d’enquête.