Le fonctionnement des détecteurs de CO mal compris, selon un sondage

TORONTO – Les Canadiens sont de plus en plus nombreux à installer des détecteurs de monoxyde de carbone dans leur résidence, mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils savent comment utiliser efficacement l’appareil.

La majorité des répondants ayant participé à un sondage effectué par la firme Ipso Reid au nom de la Fondation Hawkins-Gignac pour l’éducation sur le CO ont reconnu ne pas savoir à quelle fréquence changer leur détecteur et ne pas toujours comprendre les signaux qu’il émet.

Environ 84 pour cent des participants au sondage, qui a été mené en ligne auprès de 2000 propriétaires de maison provenant de partout au Canada, ont affirmé posséder au moins un détecteur de monoxyde de carbone.

Pour John Gignac, le cocréateur de la Fondation, il s’agit d’une nette amélioration par rapport à la situation qui prévalait en 2008, année où sa nièce, Laurie Hawkins, son mari et leurs deux enfants sont décédés à la suite d’un empoisonnement au monoxyde de carbone.

Il a estimé qu’à cette époque, le nombre de demeures dotées d’un détecteur devait plutôt tourner autour de 50 pour cent.

M. Gignac a cependant exprimé de l’inquiétude concernant d’autres résultats du sondage. Par exemple, le fait que 61 pour cent des répondants ignoraient quand remplacer l’appareil et que 78 pour cent de ceux ayant entendu un signal dans le cadre d’une situation non urgente n’avaient aucune idée de ce que cela voulait dire.

«Il faut se renseigner au sujet des détecteurs et savoir que leur durée de vie utile varie entre 7 et 10 ans. Si vous n’êtes pas sûr, remplacez-le», a déclaré l’ancien pompier en entrevue téléphonique depuis son domicile de Brantford, en Ontario.

Le sondage d’Ipso Reid s’est déroulé entre le 27 août et le 2 septembre. D’après l’Association de la recherche et de l’intelligence marketing, il est impossible de déterminer la marge d’erreur des sondages en ligne puisque ces derniers ne sont pas basés sur des échantillonnages aléatoires.