Le gaz au menu du 1er jour de la campagne électorale au Nouveau-Brunswick

PENOBSQUIS, N.-B. – Le chef progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, David Alward, a utilisé en toile de fond les puits de gaz naturel dans la communauté rurale de Penobsquis pour lancer sa campagne électorale, jeudi matin, en vue du scrutin du 22 septembre.

En arrêtant son autocar de campagne dans la région de Sussex-Elgin, M. Alward a voulu marquer le fait que son parti appuie le «développement responsable» des ressources naturelles.

«Nous avons développé les règlements les plus forts en Amérique du Nord, et j’ai toute confiance que nous pouvons faire ça de façon responsable, et ça va créer des milliers d’emplois au NB, a-t-il lancé. Ça va donner la chance pour nos jeunes de travailler ici plutôt que dans l’Ouest canadien dans le même secteur.»

Le premier ministre sortant a cité l’exemple du gaz naturel produit dans cette région par Corridor Resources, qui «a permis à une mine de potasse de s’implanter à quelques kilomètres d’ici, et de créer 400 emplois».

Pour sa part, le chef libéral, Brian Gallant, a déclaré qu’il soutenait un centre d’exportation de gaz naturel liquéfié et le pipeline Énergie de l’Est, mais qu’il souhaite un moratoire sur l’exploration du gaz de schiste, jusqu’à ce qu’on réalise plus d’études à ce sujet.

Le chef conservateur rétorque qu’on ne peut pas appuyer le pipeline et ne pas soutenir ce qu’il y a dedans.

Brian Gallant a amorcé le premier jour de sa campagne à Dieppe, où il s’est adressé à ses partisans. Il a fait de la création d’emplois la priorité d’un éventuel gouvernement libéral.

«Sous les conservateurs de David Alward, nous avons perdu 3900 emplois depuis octobre 2010 (…) parce qu’ils étaient trop concentrés à faire des coupures non stratégiques, a-t-il soutenu. Ils ont oublié un morceau d’équation très important: avoir une croissance économique et une création d’emplois.»

Les dirigeants verts et néo-démocrates entamaient à Fredericton leur campagne électorale, qui durera 32 jours.

À sa dissolution cette semaine, l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick comptait 41 députés progressistes-conservateurs, 13 libéraux et un indépendant. Un récent redécoupage de la carte électorale a fait passer le nombre de sièges de 55 à 49.

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