Le gouvenement lance un appel d’offres pour remplacer sa flotte de recherche

OTTAWA – Le gouvernement Harper a finalement publié l’appel d’offres pour remplacer ses vieux avions de recherche et de sauvetage à voilure fixe, plus de 10 ans après qu’Ottawa eut lancé le projet.

Le secrétariat des Travaux publics qui supervise ce programme ne demande pas seulement aux entreprises de l’industrie aéronautique de nouveaux appareils. L’appel d’offres fait état de l’achat de «capacité et soutien», ce qui signifie que les soumissionnaires peuvent proposer ce que doivent être les caractéristiques des futurs appareils.

Le gouvernement compte octroyer le contrat à l’entreprise qui présentera la «meilleure proposition globale».

Le gouvernement veut aussi se procurer un soutien en services (SES) à long terme, pour une période de tout au plus 20 ans.

Le ministère de la Défense souhaite remplacer ses six avions de transport C-115 Buffalo, construits il y a plus de 50 ans, et ses 13 C-130 Hercules encore plus vieux. Ces appareils ont été l’épine dorsale de la flotte de recherche et de sauvetage canadienne, particulièrement dans l’Arctique.

Les délais de remplacement de ces appareils représentent une tache au dossier des conservateurs car ce programme avait été estampillé «haute priorité» par l’ancien ministre de la Défense Peter MacKay en 2008.

Des documents accompagnant le budget fédéral laissent entendre que le gouvernement ne s’attend pas à recevoir de nouveaux appareils d’ici 2018. Quant à la Défense nationale, son propre plan d’acquisitions repousse l’achat de nouveaux appareils jusqu’en 2021, soit 17 ans après que le gouvernement libéral de Paul Martin eut lancé le projet.

À l’époque, le gouvernement libéral avait estimé les coûts de remplacement des appareils à 1,3 milliard $. Ce prix s’élève maintenant à plus de 1,5 milliard $, laisse entendre le gouvernement actuel.

On croit que trois entreprises pourraient tenter de rafler le contrat: Alenia Aermacchi (C-27J Spartan), Airbus Défense et Espace (C-295) et Lockheed Martin (C-130J).

Le programme a connu des ratés lorsque l’Aviation royale canadienne a été accusée d’avoir formulé des caractéristiques trop spécifiques pour favoriser le C-27J. À la demande du ministre MacKay, le Conseil national de recherche avait analysé le programme et jugé que les demandes des militaires étaient trop étroites pour favoriser une réelle concurrence.

Depuis, le gouvernement mène d’inlassables consultations auprès de l’industrie.

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